Grippe aviaire à Cagnotte dans les Landes, l'importance des tests préventifs

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La grippe aviaire est de retour dans les Landes. 5 300 canards ont été abattus à Cagnotte près de Peyrehorade. Des abattages préventifs sont en cours dans six communes alentour.

L’image a des airs de déjà-vu. Une voiture de gendarmerie, des cordons sanitaires, une exploitation isolée. La grippe aviaire est de retour dans les Landes. Pour la première fois, cette année, un foyer a été détecté dans un élevage autarcique (sans intervenants extérieurs) de canards gras à Cagnotte. C’est en réalisant des tests préventifs que le virus a pu être identifié.

L’enjeu, on le sait, c’est aller plus vite que le virus

Marie-Pierre Pé, directrice générale du Cifog 

"Moi, je salue l’éleveur qui est très consciencieux, qui surveille ce qui se passe sur son élevage et qui a pu grâce aux analyses détecter très précocement le virus. Ce n'est jamais de gaieté de cœur que l’on identifie la présence du virus, l’enjeu, on le sait, c’est aller plus vite que le virus", explique Marie-Pierre , directrice générale du Cifog (l’interprofession du foie gras)Les 5 300 palmipèdes ont été tués ce dimanche 22 janvier.

Abattage préventif

Comme l’exige le protocole, un périmètre de protection avec des zones réglementées a été décidé par la préfète des Landes. Six communes sont concernées (Bélus, Cagnotte, Cauneille, Orthevielle, Peyrehorade et Saint-Lon-les-Mines). Dans chacune, des abattages préventifs sont organisés cette semaine. L’inventaire est en cours de réalisation. Moins de 10 000 animaux devraient être euthanasiés. Une situation extrêmement douloureuse pour les éleveurs, mais un chiffre à relativiser. La situation pourrait être encore plus dramatique pour la directrice générale du Cifog. "Dans la zone des trois kilomètres, il y a peu d’animaux présents". Conséquence du plan Adour et du vide sanitaire mis en place du 15 décembre 2022 au 15 janvier 2023 dans 68 communes du Sud-ouest.

Retour des canetons reporté

Un dépeuplement synchronisé décidé par les acteurs de la filière dans les zones d’élevages les plus denses pour éviter de créer un foyer incontrôlable. Une stratégie qui a porté ses fruits pour Marie Pierre . "Là, on en tire très directement le bénéfice à présent puisqu'il y a peu d'animaux en place dans le périmètre rapproché autour de ce foyer". Le retour des canetons pour repeupler les élevages est donc reporté d’au moins deux semaines.

Désarroi d'une filière

Reste que le coup est rude pour les éleveurs et producteurs. Eux, qui en sont déjà à cinq épidémies depuis 7 ans, n’aimeraient pas revivre le même cauchemar. Pour Éric Dumas, le Président du CIFOG, "l’état de la filière est extrêmement préoccupant. La situation, grave. Ça ne peut pas durer ! Les éleveurs ont énormément investi pour mettre les animaux à l’abri et adopter des normes de biosécurité. On a besoin de retrouver une sérénité pour la filière, mais aussi pour l’ensemble des acteurs."

La préfecture recommande aux éleveurs et aux particuliers ayant des animaux de basse-cour de rester vigilants et de veiller à l’application des mesures de biosécurité pour empêcher le virus d’entrer dans les élevages via la faune sauvage ».

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