LGV Bordeaux-Toulouse: l'Etat va apporter 4 milliards d'euros

 L'Etat va s'engager à hauteur de 4,1 milliards d'euros en faveur de la ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse. Les travaux pourraient débuter à la mi-2024.

 TGV ATLANTIQUE : Autoroute A10 Passage d'un TGV OCEANE à proximité de Cubzac les Pont après le Viaduc de la Dordogne
TGV ATLANTIQUE : Autoroute A10 Passage d'un TGV OCEANE à proximité de Cubzac les Pont après le Viaduc de la Dordogne © David Thierry Maxppp

Le projet ligne à grande vitesse (LGV) reliant Bordeaux et Toulouse semble être sur de bons rails. Le premier ministre, Jean Castex, a annoncé que l’Etat allait s'engager financièrement à hauteur de 4,1 milliards d’euros dans un courrier envoyé mardi 27 avril à la présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, et au maire Les Républicains de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, selon les informations de La Dépêche du Midi,.

"Le gouvernement a inscrit (...) un financement du projet de ligne à grande vitesse du sud-ouest (GPSO) à parité entre l'Etat et les collectivités, ce qui représente un engagement de l'Etat de 4,1 milliards d'euros (hors branche qui dessert Dax et qui sera intégrée dans la prochaine loi de programmation)", écrit le chef du gouvernement.

"Je vous confirme cet engagement et vous précise qu'une contribution de l'Union européenne sera recherchée à hauteur de 20% du coût total du projet", poursuit le chef du gouvernement. 

Le coût total est de plus de 7 milliards. Ce projet, qui mettra Toulouse, quatrième ville de France, à 03h10 de Paris (contre 04h10 actuellement), est "aujourd'hui le plus avancé de tous les projets de ligne ferroviaire à grande vitesse", rappelle le Premier ministre et "plus avancé" notamment que le Marseille-Nice dans lequel l'Etat s'est engagé pour 1,38 milliard d'euros.

Dans un communiqué commun, Carole Delga et Jean-Luc Moudenc ont accueilli cet engagement avec "beaucoup de satisfaction", soulignant qu'il était "le fruit d'un travail important (...) par-delà les clivages politiques".

"Cette nouvelle étape franchie, nous souhaitons désormais que l'engagement pris soit scellé par la signature d'un accord formalisé entre l'Etat et les collectivités locales. Et nous serons particulièrement vigilants à ce que le calendrier accéléré,(...)
soit tenu par l'État et la SNCF"
, écrivent-ils.

Le Premier ministre a également annoncé "l'accélération" de la section Montpellier-Béziers de la future LGV Montpellier-Perpignan: "l'enquête publique commencera avant la fin de l'été 2021, ce qui permettra de déclarer l'utilité publique
en 2022"
.

Pour ces différents projets de LGV, des sociétés locales de financement devraient être créés et pourront "recourir à l'emprunt et lever des taxes locales", souligne M. Castex, espérant que les discussions sur leur constitution "puissent aboutir d'ici à la fin de l'été 2021".

Une société de projet impliquant les régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie, et les métropoles de Toulouse et Bordeaux, sera constituée pour porter cette LGV, annonce par ailleurs le premier ministre.

La nouvelle ligne, dont les travaux pourraient débuter en 2024 permettra de rallier Toulouse depuis Bordeaux en une heure et cinq minutes, et depuis Paris en un peu plus de trois heures contre quatre heures actuellement.

Avec une mise en service en 2030.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
transports économie