Le meurtre d'un couple à Foulayronnes n'est pas "lié à une entreprise terroriste", selon le procureur

Un couple décrit comme "sans histoire" a été tué mercredi matin en présence de ses deux enfants devant son domicile de Foulayronnes, près d'Agen. Le tireur, en fuite, était toujours activement recherché en fin d'après-midi.

Selon la gendarmerie, l'alerte a été donnée vers 08h30 par les enfants du couple, âgés de 5 et 10 ans, qui sont physiquement indemnes. Sur place, les gendarmes ont découvert les corps des parents, tous deux âgés de 42 ans, gisant sur le sol, devant le garage de la maison.

Le drame, dont on ignore encore les circonstances exactes, pourrait s'être produit au moment où les parents s'apprêtaient à accompagner leurs enfants à l'école. L'un des enfants a été témoin du meurtre de ses parents, a-t-on précisé de source proche de l'enquête à l'AFP.

Un des deux enfants a été découvert errant sur une route proche, en état de choc, a-t-on indiqué de même source. Selon le quotidien Sud Ouest, le second aurait trouvé refuge à l'intérieur de la maison d'où il aurait appelé les secours.

Un important dispositif de recherche a été mis en place pour retrouver "un tireur cagoulé porteur d'une arme d'épaule", a-t-on indiqué de source proche de l'enquête, en se fondant sur les déclarations des enfants. Ces indications sont toutefois "à prendre avec prudence" en raison du choc psychologique qu'ont subi les enfants, soulignaient les enquêteurs. Les deux enfants ont été hospitalisés à Agen et placés sous protection.

Les explications de Sandrine Papin :
Interviennent dans ce reportage Bruno Dubos, Maire de Foulayronnes (47) et Pascal Prache, Procureur de la République d'Agen

Un suspect armé est toujours en fuite ce soir après le double homicide de Foulayronne en Lot et Garonne.Aucune piste n'est privilégiée par les enquêteurs. Cet homme aurait donc abattu ce matin un couple, devant chez eux, au moment où ils emmenaient, semble-t-il, leurs enfants à l'école.

Pas de lien avec le terrorisme selon le procureur


Lors d'une conférence de presse en fin d'après-midi, le procureur de la République à Agen, Pascal Prache, a écarté tout lien avec "une quelconque entreprise terroriste".
"Nous sommes confrontés à une infraction dite de droit commun", a-t-il déclaré, indiquant qu'"aucune piste n'est privilégiée pour l'instant"
pour expliquer les circonstances ou les motivations de ce double homicide.
"Le tireur n'a pas été arrêté, il n'y a pas de garde à vue à l'heure actuelle", a-t-il précisé.

Le plan Épervier déclenché dans tout le Lot-et-Garonne dès la découverte du crime, puis étendu au département voisin de la Dordogne,
a été levé à la mi-journée, les gendarmes privilégiant d'autres dispositifs de recherche.

Une famille "sans histoire"


La mère travaillait dans un cabinet d'architectes et le père était responsable régional d'une grosse entreprise de BTP. Selon une connaissance du couple, il aurait déposé plainte après avoir reçu des menaces.
Une source proche de l'enquête a confirmé un "contexte de menaces", tout en soulignant qu'il s'agissait d'une "hypothèse d'enquête". Les salariés de l'entreprise du mari ont été entendus par les enquêteurs, a précisé cette source, sans fournir plus de détails.

Ce couple, décrit comme "sans histoire", s'était installé en 2007 dans cette maison isolée de Foulayronnes, commune de 5.000 habitants proche d'Agen. Un périmètre de sécurité de 2km a été mis en place par les gendarmes autour de leur domicile, bordé par des champs et un petit bois, afin de préserver les lieux du crime pour les experts scientifiques.

"Il n'y avait aucun élément négatif concernant ce couple, ils étaient connus favorablement. De plus, le quartier où ils résidaient est extrêmement paisible", a déclaré à un correspondant de l'AFP le maire de la commune, Bruno Dubos.

"Très discret, réservé, (le père de famille) était un très bon chef d'entreprise. Il était un excellent professionnel, apprécié de tous, avec de grandes qualités humaines", a précisé Joël Le Goff, président de Cobaty-Agen, association de professionnels du bâtiment, dont faisait parti la victime.

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