Notre-Dame-des-Landes : Ségolène Royal prend ses distances avec la décision de M. Valls

La ministre de l'Écologie Ségolène Royal a déclenché une polémique hier mercredi en exprimant son hostilité envers l'aéroport de Notre Dame-des-Landes, cinq jours après l'annonce de la relance des travaux du site aéroportuaire nantais contesté par les écologistes.

Ségolène Royal le 21/10/2015 à la sortie du Conseil des Ministres.
Ségolène Royal le 21/10/2015 à la sortie du Conseil des Ministres. © Maxppp

Je n'étais pas pour Notre-Dame-des-Landes. Ça dure depuis dix ans".
Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie

Alors que la préfecture de Loire-Atlantique a annoncé vendredi la reprise des travaux en 2016 après trois années de gel, Ségolène Royal a évoqué un plan alternatif à l'aéroport contesté : "Moi, j'ai dit aux élus locaux, ça serait intelligent d'avoir un terminal d'embarquement à Nantes, vous montez dans un TGV qui va à Paris, et vous êtes prioritaire pour monter dans l'avion".

Sans répondre directement à la déclaration de sa ministre, le Premier ministre Manuel Valls a de nouveau affirmé face aux députés la volonté du gouvernement de "poursuivre les travaux". Mais à un peu plus d'un mois des élections régionales, la droite s'est emparée de la polémique.

"Soit François Hollande et Manuel Valls désavouent très rapidement Ségolène Royal, en imposant leur autorité à leur ministre, soit ils s'inclinent comme à leur habitude sous les caprices de Ségolène Royal", a lancé dans un communiqué Bruno Retailleau, tête de liste de la droite et du centre dans les Pays de la Loire.

Ce n'est pas la première fois que Ségolène Royal fait part de ses réticences à l'endroit du projet. En décembre dernier, elle avait lancé en direct à la télévision un "bon courage" ironique à Manuel Valls qui venait de rappeler son intention de mener à bien les travaux. En attendant, la polémique apparente au sein du gouvernement réjouit les adversaires du projet. 

Lancé dans les années 1960 puis mis en sommeil pendant 25 ans, le projet d'aéroport, déclaré d'utilité publique en 2008, devait initialement être inauguré en 2017, une dizaine de kilomètres au nord de Nantes, afin de remplacer, Nantes-Atlantique situé au sud de l'agglomération. Il a été confié à une filiale du groupe Vinci.
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