La Nouvelle-Aquitaine en alerte orange à la bronchiolite

Le massage par le kinésithérapeute est contre-indiqué par la HAS. / © MAXPPP
Le massage par le kinésithérapeute est contre-indiqué par la HAS. / © MAXPPP

La Nouvelle-Aquitaine est en alerte orange à propos de la bronchiolite. Et la Haute autorité de santé a préconisé de nouvelle mesures pour la soigner. Mais qu'est-ce que la bronchiolite ?

Par Victor Lengronne

Qu'est-ce que la bronchiolite ? 

Selon le site de l'Assurance maladie, la bronchiolite est une maladie respiratoire aiguë atteignant les bronchioles (petites bronches). Elle survient chez les nourrissons de moins de 2 ans.

Elle est due à un virus, souvent le virus respiratoire syncytial (VRS) qui se transmet d'une personne à une autre par la salive, la toux et les éternuements.  Souvent bénigne, sa phase aiguë dure en moyenne dix jours et les deux premiers jours nécessitent une surveillance importante du nourrisson. 

Chaque hiver, environ 480 000 enfants sont touchés.


Comment on la soigne ? 

La polémique enfle depuis quelques jours. Le 14 novembre, la Haute autorité de santé (HAS) a préconisé la contre-indication systématique "des techniques de kinésithérapie respiratoire traditionnelles comme le clapping ou la vibration".

L'institution ajoute : "Les thérapeutiques non médicamenteuses ne sont pas recommandées: nébulisation de sérum salé hypertonique, désobstruction des voies aériennes supérieures, kinésithérapie respiratoire de désencombrement bronchique."

Des recommandations qui ont fait bondir l'ordre des masseurs-kinésithérapeuthes (CNOMK) dans un communiqué. Ils mettent les choses au point et dénoncent une "mauvaise interprétation" de ces consignes.

"La prise en charge par le kiné va bien plus loin que le simple drainage bronchique", est-il précisé. "Le kinésithérapeute ausculte, évalue et réoriente le bébé vers les urgences ou le médecin traitant au besoin. Il rassure et accompagne les parents. C'est un acteur-clé de l'éducation à la santé." Cette méthode de soins n'est pratiquée essentiellement qu'en France et en Belgique.

Pour traiter la bronchiolite, il faut attendre que l'infection passe. Outre le fait de désencombrer le nez de l'enfant, il est recommandé d'éviter d'emmener son enfant dans des lieux publics fréquentés et confinés, de nettoyer régulièrement les objets avec lesquels le nourrisson est en contact, d'aérer régulièrement la chambre ou encore d'éviter tout contact avec les personnes enrhumées et les lieux enfumés.
 

La bronchiolite en Nouvelle-Aquitaine 

La Nouvelle-Aquitaine fait partie des cinq régions en état d'alarme pré-épidémie, avec l'Occitanie, l'Auvergne - Rhône-Alpes, les Pays de la Loire et le Nord. L'Ile de France est en alerte épidémie. 

Le nombre d'hospitalisations pour bronchiolites a plus que doublé entre la semaine du 4 au 10 novembre et celle du 11 au 17 novembre, passant de 25 à 55.

Selon OSCOUR (Organisation de la surveillance coordonnée des urgences), 63 des 139 passages pour bronchiolite cette semaine-là ont été suivis d'une hospitalisation, soit 45 %. Parmi les enfants hospitalisés pour bronchiolite, 57 avaient moins d'1 an, soit 90 %. 

On peut également relever qu'il y a eu cinq prélèvements positifs à VRS (virus respiratoire syncytial) dans les CHU de la région : un à Bordeaux, un à Limoges et trois à Poitiers.

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