Les pavillons bleus d'Aquitaine : une façon de se faire connaître

Le label touristique qui fête ses 35 ans, permet à des communes en développement touristique de jouer la carte "nature". Le palmarès 2020 dinstingue 16 plages en Aquitaine.

En France, 401 plages et 106 ports (sur 188 communes) pourront hisser le fameux pavillon bleu sur leur plage ou à l'entrée de leur marina.

En Aquitaine, il semblerait que les plages médocaines, en Gironde, tirent leur épingle du jeu. Une façon de se faire connaître, d'être valorisé, notamment auprès de touristes étrangers qui connaissent ce label (blue flag).

Une façon aussi de rassurer comme pour la plage urbaine de Bordeaux-Lac qui, elle aussi, remplit les critères de passage.

Le palmarès en Aquitaine 

En Dordogne

 À la Jemaye-Ponteyraud

 À Saint-Estèphe

 À Tamniès

Tamniès, en Dordogne, est une petite commune rurale du Périgord Noir, à environ 10 km des villes de Sarlat, les Eyzies et Montignac.

L’étang est ouvert à la baignade depuis 1983 et propose également une activité de pêche dans un étang annexe, et de promenade.

Depuis sa création, des aménagements successifs et progressifs ont permis d’agrandir la zone de plage, et les efforts réalisés ont permis de postuler pour le label pavillon bleu et de l’obtenir depuis 2011.

En Gironde

 À Bordeaux

 À Grayan et l'Hôpital

 À Hourtin

Au Verdon sur Mer

 À Soulac-sur-Mer

Dans les Landes:

A Seignosse

 

En Lot-et-Garonne

En savoir plus sur le site Pavillon Bleu

Depuis 14 ans à Soulac

Le Médoc et ses plages "nature" font aujourd'hui partie des images de communication. Mais il y a 14 ans, il s'agissait sans doute pour ces communes de faire connaître leurs qualités.

D'après Benjamin Bardineau, directeur de cabinet du maire Xavier Pintat, à Soulac-sur-Mer:  " 14 ans de suite, on est dans la continuité... Ça permet de mettre aussi bien en avant des critères environnementaux comme la qualité de l'eau, la gestion des déchets, mais aussi l'accueil par exemple du public handicapé...Ils sont assez pointilleux... Des fois avec des critères généraux qui  ne correspondent pas vraiment au local..."

Quant à la lourdeur des dossiers et le fait que certains renonceraient à candidater ?

"Je crois que Lacanau et Carcans ne candidatent plus depuis deux ans. Peut-être qu'ils estiment que ça ne leur apporte pas... Nous, les élus souhaitent que l'on continuent à candidater."

Et Benjamin Bardineau d'ajouter que d'année en année, les services adoptent de nouvelles façons de faire: " Ça permet aussi de se remettre en question. C'est comme ça qu'il faut le prendre".

Une soixantaine de critères

D'après Florence Jousse, la démarche reste la même que celle des débuts il y a 35 ans qui avait commencé autour de deux critères:

" Aujourd'hui, il y a près de 60 critères pour les plages et quarante pour les ports autour de quatre thèmes: l'environnement, la gestion de l'eau, la gestion des déchets, la sensibilisation à l'environnement. Il y a des critères impératifs. Et des critères"guides". "

Autrement dit, ce label ne s'inscrit pas dans une démarche qui sanctionne ou non le "bon élève". Le label se veut un acteur du développement durable. Et selon Florence Jousse, ceux qui candidatent depuis des années recherchent cet encadrement-conseil sur les bonnes pratiques, la valorisation des territoires, dans un contexte en perpétuelle évolution...

Pas de pavillon ou pas de candidature 

Pour Florence Jousse, chargée de communication pour les pavillons bleus (Association Teragir): "On a pour principe de ne pas communiquer sur les communes qui ont déposé un dossier mais n'ont pas eu le label (environ une quinzaine)... Car c'est une démarche de développement durable... un engagement. Et on espère qu'elles s'améliorent pour l'obtenir l'année prochaine. Mais on a un taux de renouvellement du Pavillon de 95%... "

Elle le confirme, la démarche est volontaire et le dépôt de candidature est payant (un peu plus de 800 euros pour une commune de moins de 2500 habitants et jusqu'à 1920 pour celles de plus de 60 000), sauf la première année. 

Pour autant, les plages plus au sud semblent moins recourrir à cette distinction. N'en ont-elles pas besoin ? Les dossiers sont-ils trop lourds à gérer chaque année? Ont-elles peur de ne plus rentrer dans les critères?

Ou bien la multiplication des labels (entre le fleurissement, la gastronomie, le surf, les gites, etc...) rend ces distinctions invisibles...

Pour Michel Durrieu, président Comité Régional du Tourisme en Nouvelle Aquitaine: "Globalement le Pavillon bleu est connu et reconnu... Pour les touristes  c'est important. Mais comme les labels on en a beaucoup... C'est plus un outil de structuration pour un territoire. Ce qu'il faut faire ou ne pas faire. Donc ceux qui ont le pavillon c'est très bien. Mais ça ne me dérange pas que d'autres (communes) ne rentrent pas dans ce processus.

 

 

 

 

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