Accident de chasse : une chienne blessée lors d'une battue aux sangliers au lac du Gabas

Publié le Mis à jour le
Écrit par Louisa Benchabane .

La chienne prénommée June faisait partie d'un groupe de promeneurs. Plusieurs plaintes ont été déposées, notamment pour "mise en danger de la vie d'autrui".

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Lorsqu'elle repense à la scène, Mathilde a la gorge nouée. Samedi 26 mars, une quinzaine d'amis se donne rendez-vous au lac du Gabas, près de Pau. Après un pique-nique avec leurs enfants et animaux, ils entreprennent une promenade, près du barrage.

La quiétude de l'après-midi est perturbée par des tirs lointains. "On entendait des chiens aboyer au loin et on voyait des personnes avec des gilets fluorescents, on a alors pensé qu'une battue était organisée, mais on ne voyait pas de panneaux qui l'indiquaient", explique à France 3 Mathilde, l'une des membres du groupe. Les promeneurs appellent, aussitôt, aux alentours de 15h32, la gendarmerie pour signaler les bruits de balle et se renseigner.

Quelques minutes après, le groupe entend deux coups de feu beaucoup plus proches. Aussitôt, l'un des chiens présents hurle.  "On découvre que June, la chienne de mes amis a été touchée par une balle", confie Mathilde. Les maîtres de June l'emmènent chez le vétérinaire où elle subira une opération. "Une balle a frôlé la jambe d'une autre amie", ajoute-t-elle. Les enfants sont en pleurs, les adultes tentent de les consoler. La gendarmerie arrive sur place après les tirs.

"Deux tirs manqués"

Le groupe se rend ensuite à la gendarmerie où six plaintes seront déposées, notamment pour "mise en danger de la vie d'autrui", affirme Mathilde.

Contacté par France 3 Nouvelle-Aquitaine, Michel Cieutat, vice-président de la fédération de chasse  des Pyrénées-Atlantiques, assure que la battue était annoncée par des panneaux. "Une battue de sangliers était organisée. C'est un lieu où il y a beaucoup de promeneurs, mais on cherche où sont les sangliers le matin pour les chasser. Nous étions dans notre droit", souligne-t-il. 

Le président de l'ACCA explique au quotidien La République des Pyrénées (article réservé aux abonnés) "qu'il n'y a pas eu de tir direct, mais des ricochets". Selon lui, les chasseurs étaient postés autour "d'une parcelle" aux abords du lac, "lorsque deux sangliers ont traversé". "Il y a eu deux tirs manqués", concédé -t-il.

L'association de défense animale Pyrénéenne (ADAP), où a été recueillie June avant d'être adoptée, s'est indignée sur les réseaux sociaux. "Cela aurait pu être dramatique", déclare à France 3 une responsable d'ADAP. En assurant qu'elle suivait de près les suites de cette affaire. Une enquête de gendarmerie est toujours en cours, assurent les différents parties.

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