Bayonne : un chauffeur de bus en état de mort cérébrale après une violente agression

L'homme a été agressé dimanche 5 juillet au soir, par plusieurs personnes, alors qu'il tentait de faire descendre du véhicule des contrevenants. Plusieurs individus ont été interpellés. 
 

Les chauffeurs du groupe Keolis ont exercé leur droit de retrait après l’agression de leur collègue.
Les chauffeurs du groupe Keolis ont exercé leur droit de retrait après l’agression de leur collègue. © FTV
C’est toute une communauté sous le choc. Ce lundi, aucun tram bus ne circule à Bayonne. Les chauffeurs ont exercé leur droit de retrait.
Hier dimanche soir, un des conducteurs de bus du réseau « Chronoplus », a été violemment agressé par plusieurs individus.

L'homme de 59 ans été roué de coups et grièvement blessé pour avoir demandé à un passager de ne pas monter dans le bus avec son chien sans muselière.

Les faits se sont produits dans le quartier Balichon.

Le conducteur de ce Tram'bus, long véhicule articulé, était inconscient au moment de sa prise en charge par les secours et a été transporté dans un état très grave au centre hospitalier de la Côte Basque.

Ce lundi, la victime est en état de mort cérébrale. Un homme de 34 ans, connu des services de police a été interpellé dès hier et quatre autres personnes ont été placées en garde à vue aujourd'hui.

Colère et exaspération

Au lendemain de ce drame, les chauffeurs de bus de Bayonne estiment qu’ils ne sont pas assez pris au sérieux. "Il va falloir que les élus nous écoutent. On les a alertés et re-alertés. On nous dit : ‘oui oui, on comprend très bien, on vous écoute’. Mais il n’y a rien qui est fait", dénonce Laurent Weber, délégué CGT Kéalis.

Des conducteurs se sont rendus devant l’hôpital à pied pour témoigner de leur soutien à leur collègue et à sa famille.

Le maire de Bayonne, Jean-René Etchegaray et le maire d’Anglet qui préside le Syndicat des mobilités, Claude Olive, sont en réunion, depuis 11h, avec des délégués syndicaux CGT, FO et CFDT, et la direction de Chronoplus qui emploie 250 salariés.

L'enquête a été confiée au commissariat de Bayonne.

 
Agression violente d'un chauffeur de bus à Bayonne

 
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