Pays basque : Non il n'y a pas eu d'intrusion au collège de Saint-Pierre d'Irube mais des ouvriers aperçus faisant leur prière devant l'établissement

Le procureur de Bayonne a levé le doute. Personne n'a pénétré dans le collège de Saint-Pierre d'Irube jeudi 21 octobre. L'établissement a déclenché l'alerte intrusion. Les près de 700 élèves ont ainsi été confinés jusqu'à la mi-journée.

Aucun intrus dans le collège Atturi jeudi 21 octobre. C'est bien la conclusion du parquet de Bayonne communiquée ce vendredi après l'ouverture d'une enquête de flagrance pour intrusion en réunion. 

Ce jeudi 21 octobre, des collégiens indiquent avoir vu des hommes se livrer à leur rite religieux sur le parking situé devant le collège, avant de pénétrer dans l'établissement. Ils rapportent ces faits à leur enseignant puis au principal. Et là, le principal de l'établissement prend la décision de déclencher le plan particulier de mise en sécurité (PPMS). S'en suivent quelques heures de confinement pour les 605 élèves présents avec pour certains un crise d'angoisse. Les forces de l'ordre, une soixante de gendarmes sont mobilisées, les parents prévenus. Ils ne récupéreront leur enfant que dans l'après-midi. 

 

L'enquête a vite établi les faits. "Les investigations ont permis d'identifier et d'entendre les individus désignés par plusieurs témoins." écrit Jérôme Bourrier, procureur de Bayonne.
En fait, les trois personnes en question n'ont pas d'antécédent judiciaire et sont totalement inconnues des services de renseignement. Deux d'entre elles ont pratiqué leur prière matinale après avoir stationné leur véhicule sur le parking. Puis, pratiquant le covoiturage, les trois hommes se sont rendus sur leur chantier où ils travaillent. 

Il est démontré qu'aucune d'entre elles n'a pénétré de manière illicite dans l'établissement scolaire.

Jérôme Bourrier - procureur de Bayonne -

Ce qui est à l'opposé des témoignages qui ont déclenché la mobilisation des forces de l'ordre pour sécuriser les lieux, et le confinement des élèves et personnels de l'établissement. 

Le principal du collège justifie l'alerte déclenchée par les informations dont il a disposé hier matin, venant des élèves. La crainte d'un acte malveillant étant toujours présente.

"Les éléments que j'avais au moment de lancer le PPMS étaient suffisants pour enclencher le dispositif.

Patrick Duros - principal du collège Aturri -

France 3 Euskal Herri

"Je me réjouis de savoir aujourd'hui qu'aucune intrusion n’ait eu lieu au sein du collège" poursuit-il. La veille, un exercice alerte intrusion avait eu lieu précisément dans cet établissement.  

De fait, aucune infraction pénale n'est constituée. 

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