Pays basque : le coronavirus brise le rêve de l'explorateur de Biarritz Loury Lag

Loury Lag est un explorateur de Biarritz. Il a dû interrompre son expédition en cours pour cause de crise sanitaire mondiale. / © facebook Loury Lag
Loury Lag est un explorateur de Biarritz. Il a dû interrompre son expédition en cours pour cause de crise sanitaire mondiale. / © facebook Loury Lag

Les mesures mondiales de lutte contre la pandémie ont même contraint l'explorateur de Biarritz Loury Lag et son compère Matthieu Bélanger à arrêter leur traversée du célèbre passage du Nord-Ouest dans l'océan Arctique. La déception est immense.

Par Nicolas Morin

Deux simples mots sur son compte Instagram loury_lag : arrêt expédition.
Deux mots qu'il redoutait tant de devoir écrire ou prononcer lors de son expédition. Mais jamais Loury Lag et son compagnon d'expédition Matthieu Bélanger n'auraient imaginé abandonner à cause d'un satané virus.
Cependant même au beau milieu des immensités gelées de l'Arctique par moins quarante degrés, avec seuls quelques ours polaires comme âmes qui vivent, ils ont été brutalement rattrapés par la réalité.
 

Ma déception est immense - Loury Lag


Ce Girondin de naissance, père de deux petites filles auprès de qui il vit à Biarritz, accuse le coup. De longs mois de préparation pour rien après environ trois semaines d'une expédition à traineaux prévue pour durer trois mois et trois mille kilomètres. Loury Lag : " ma déception est immense. Les autorités sanitaires nous ont arrêtés afin de mettre fin à notre expédition. J'ai été rapatrié en France contre ma volonté et avec un goût amer. Je suis désolé pour toutes les personnes qui nous accompagnent, familles, partenaires financiers, sponsors et qui nous ont permis de vivre cette aventure bien trop vite arrêtée ".
 

Et maintenant ?


A Biarritz, Loury Lag va retrouver un immense réconfort auprès de ses proches. Mais il va certainement vite se projeter sur la suite. Comme il nous l'avait confié avant son départ, il "a besoin de ce genre de défi". Sans cesse en mouvement pour monter des projets, sportifs ou professionnels, le Biarrot d'adoption va prendre le temps de réfléchir avec Matthieu Bélanger. En effet, ce passage du Nord Ouest faisait partie d'un plus vaste projet, baptisé Icarus. 
Il s'agit de grimper sept sommets, les plus hauts de chaque continent, sans aucun moyen motorisé pour les rallier. En ce printemps, pas de mont Denali et ses 6190 mètres en Alaska, donc. Mais on voit mal ces deux amoureux de l'extrême en rester là. Ce n'est pas leur genre, comme l'écrit Loury Lag, citant le philosophe allemand Friedrich Nietzsche  :"ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort". 

Le reportage que nous lui avions consacré à découvrir ici -> 













 

Sur le même sujet

Les + Lus