Cristobal Balenciaga, un basque à la mode

Il a révolutionné la mode, avec ses lignes fluides, ses robes sac, et son style baby doll. Il ne se montrait jamais. Ne participait pas aux défilés. Les stars, comme Elizabeth Taylor ou Grace Kelly, l’adulaient. Et pourtant Cristobal Balenciaga, restait l’homme le plus simple du monde.


Il n’avait jamais oublié ses racines. Lui, qui était né, en 1895, dans le petit port de Getaria, près de Saint Sébastien, d’un père pêcheur, et d’une mère couturière.
C’est en accompagnant celle-ci, dans le palais d’été des marquis de Casa Torres, qu’il découvre le monde luxueux des tailleurs et robes sur mesure, et apprend à coudre dès l’âge de 5 ans. A 12 ans, il est apprenti tailleur. A 22, il ouvre sa première maison de couture, à Saint Sébastien ; où l’aristocratie, en villégiature, fait son succès.

La guerre civile espagnole, en 1936, l’oblige à l’exil. Il s’installe au 10 rue Georges V à Paris. Les années 50 et 60 le sacrent « roi de la haute couture ».

Dans le musée qui lui est consacré à Getaria, depuis 2011, près de 2500 tenues sont conservées, et restaurées. Igor Uria, le directeur des collections de la Fondation Balenciaga, entretient avec passion ce patrimoine exceptionnel. Les riches clientes du « Maître » ont fait don de leurs  vêtements les plus emblématiques.

Hubert de Givenchy, André Courrèges ou encore Paco Rabane, ont marché dans ses pas.
Cristobal Balenciaga a pris sa retraite en 1968, après avoir été acclamé par le monde de la mode. Il repose à Getaria.
Une exposition « Balenciaga, au travers de la dentelle » est à l’affiche du musée jusqu’au 18 septembre.


 

Un magazine de Stéphanie Deschamps, Emmanuel Galerne et Francine Bétat