• ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • SOCIÉTÉ
  • FAITS DIVERS
  • SPORT
  • CULTURE

Pays basque : coup de fraîcheur sur l'espadrille

Les espadrilles sont très populaires sur les deux versants des Pyrénées, de la Catalogne au Pays basque. / © Stéphanie Deschamps - France 3 Aquitaine
Les espadrilles sont très populaires sur les deux versants des Pyrénées, de la Catalogne au Pays basque. / © Stéphanie Deschamps - France 3 Aquitaine

L'espadrille est notre meilleure amie de l'été. Pour aller danser, bronzer, faire du vélo, elle en a toujours sous la semelle ! De jeunes entrepreneurs trentenaires ont décidé de lui redonner des couleurs locales, en privilégiant une fabrication presque totalement française.

Par Stéphanie Deschamps (avec Christophe Roux)

Le premier créateur vient de "l'autre sud", la Catalogne. Olvier Gelly, originaire de Perpignan, a vendu sa voiture il y a deux ans pour financer sa première collection. Il a lancé la marque "Payote" (un dérivé d'un mot catalan signifiant "chiffon" ou "doudou").

L'objectif était pour lui de faire fabriquer ses espadrilles à Mauléon. L'entreprise Megam assure ainsi, dans ses ateliers basques, la conception de manière quasi artisanale.

La collection 2018 se décline en 150 modèles, grâce à des motifs imprimés par sublimation sur une toile épaisse et polyester. La marque n'est vendue pour le moment que sur internet, et mise sur les réseaux sociaux pour communiquer. Cette saison, elle produit 50 000 paires d'espadrilles, au prix moyen de 30 €.
Mauléon au coeur du Pays basque, ville emblématique pour la fabrication des espadrilles. / © Stéphanie Deschamps - France 3 Aquitaine
Mauléon au coeur du Pays basque, ville emblématique pour la fabrication des espadrilles. / © Stéphanie Deschamps - France 3 Aquitaine

Le second créateur, Timothée Cangrand, est né dans le monde de l'espadrille. Ce souletin, est issu d'une famille de sandaliers, et chausseurs. Il a repris il y a deux ans un atelier historique de Mauléon, en gardant la marque, "Don Quichosse". Il a conservé toutes les étapes traditionnelles de fabrication, de la corde qu'il tresse, aux semelles en caoutchouc, qu'il vulcanise lui-même, en passant par la coupe des toiles, et surtout, le cousu main de l'espadrille. Il est le dernier fabricant à utiliser cette technique de couture manuelle de la toile sur la semelle.

Son atelier est labellisé "Entreprise du patrimoine vivant". Timothée travaille avec son père, et une seule salariée. Ce qui limite sa production à 30 000 paires par an, à des prix très abordables (50€ en moyenne pour un modèle en cuir). Un gage de qualité qui séduit de grandes marques de mode françaises, mais aussi des acheteurs étrangers pour des magasins haut de gamme, en Asie par exemple.

Magazine du pays basque : coup de frais sur l'espadrille

Un magazine de Stéphanie Deschamps,  Rémi Poissonnier et Brigitte Sandeaux-Cadet
Avec la participation, à Perpignan, de l'équipe de France3 Pays Catalan M.Tamon et P. de Leyritz
Dans un atelier basque de fabrication d'espadrilles. / © Stéphanie Deschamps - France 3 Aquitaine
Dans un atelier basque de fabrication d'espadrilles. / © Stéphanie Deschamps - France 3 Aquitaine

 

Sur le même sujet

Interview d' Eloïse Morel du Collectif du 8 mars de Poitiers

Les + Lus