Sur les traces de l'entraineur du PSG, Unai Emery au Pays basque

Quand il était gamin, à Fontarrabie, Unai Emery pouvait presque toucher du doigt la France, de l'autre côté de la baie de Chingoudy. Sans s'imaginer qu'il y écrirait peut-être un jour l'histoire avec le PSG, tout proche d'un exploit mercredi soir à Barcelone en Ligue des champions.

Ses premiers pas de joueur, Emery les a faits sur le terrain de cette ville du Pays basque espagnol aux allures de carte postale, avec
son port de pêche et ses maisons aux balcons colorés parfois couverts d'ikurriñas, le drapeau basque rouge, vert et blanc. A quelques encablures de la plage, où sa mère se baigne encore tous les jours de l'année.

Pour Unai, le foot est alors une affaire de famille: son grand-père, deux fois vainqueur de la Coupe d'Espagne avec Irun, et son père, qui a joué notamment à La Corogne, étaient tous les deux gardiens.

C'était un bon joueur. Il était petit, très léger mais très habile avec une bonne conduite de balle, c'était un bon dribbleur et il avait une bonne vision du jeu


se souvient son entraîneur au Hondarribia (le nom basque de Fontarrabie) Futbol Elkartea, Mikel Jauregui, devenu vingt ans plus tard son adjoint à Valence et au Spartak Moscou et resté l'un de ses amis les plus proches.

De joueur modeste à entraîneur à succès 

Doué, le jeune Emery part logiquement durant l'adolescence au centre de formation de la Real Sociedad de Saint-Sébastien. Joueur durant cinq saisons du "Sanse", l'équipe réserve de "la Real", il ne parvient pas à s'installer en équipe première, avec laquelle il ne jouera que cinq rencontres en première division en 1995-1996.

Joueur modeste, il devient un entraîneur acharné et brillant. Une consécration sur le banc qui était écrite depuis le début.

Unai avait beaucoup de personnalité, il débattait tout le temps. Si la forme de jeu ne lui convenait pas, il en discutait avec l'entraîneur. Il ne te disait pas oui pour te dire oui. Il était un peu le chef de l'équipe, le directeur du jeu et il donnait des conseils de placement à ses coéquipiers, un peu comme un coach


raconte Mikel Etxarri, qui a été son entraîneur à "la Real". S'il manquait de "compétitivité" en tant que joueur, "meilleur aux entraînements qu'en match", il a transformé ce défaut en "force" sur le banc où il est au contraire "très compétitif", souligne Jauregui.

C'est un travailleur, un passionné, qui pense 24 heures sur 24 au football.


Et du Pays Basque au toit de l'Europe, il n'y aura un jour qu'un pas pour Unai (45 ans), jure Mikel Jauregui. "Je ne sais pas avec quelle équipe ce sera mais j'en suis convaincu, il va gagner la Ligue des Champions".
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