La sécheresse est toujours aussi préoccupante en Limousin

Sur l'Aixette, comme partout en Haute-Vienne, le déficit en eau est criant. / © France 3 Limousin
Sur l'Aixette, comme partout en Haute-Vienne, le déficit en eau est criant. / © France 3 Limousin

Alors que les vacances d'été 2019 touchent à leur fin, la situation sur le front de la sécheresse ne s’améliore pas. En Creuse, l'état de crise renforcée est prolongé au moins jusqu'en octobre. La préfète du département parle d'un niveau des eaux souterraines jamais rencontrés par le passé.
 

Par François Clapeau

En Limousin, la crise de l’eau est loin d'être terminée. Les départements les plus touchés sont la Creuse et la Haute-Vienne.

Sur les 7000 kilomètres de rivières et de ruisseaux de ce département, on observe des débits parfois 5 fois inférieurs à la norme.
 
La pluviométrie accuse un déficit de 35 %.

 

Tout le monde est concerné


Pour utiliser au mieux la ressource en eau encore disponible, des mesures de restriction ont déjà été prises.

Reste à les respecter, car toute le population est directement concernée : selon le président de la fédération de pêche de Haute-Vienne, "on ne peut pas exclure des problématiques d’alimentation en eau potable."


En Haute-Vienne, l'état de crise renforcée est maintenu jusqu'au 31 août, mais sans amélioration climatique significative, il pourrait être prolongé d'un ou deux mois.
 


Situation très tendue en Creuse

Après une nouvelle réunion du Comité sécheresse ce mardi 20 août, la Préfète du département annonce dans un communiqué de presse que la situation de continue de s’aggraver progressivement : "Les quelques trop rares pluies qui se sont produites début août n’ayant eu qu’un effet négligeable et très passager."

Selon elle, les eaux souterraines "sont à des niveaux jamais rencontrés par le passé, du fait d’une absence de recharge réelle des nappes depuis 14 mois."

Le département est maintenu en situation de crise jusqu’au 31 octobre prochain au moins : "Tous les prélèvements en rivières ou étangs demeurent interdits, ainsi que les usages de l’eau tels que l’arrosage des jardins, pelouses, le lavage des véhicules hors stations spécialisées, le lavage des trottoirs, le remplissage des piscines".

La préfète de Creuse précise que le cas des villes principales du département, dont Guéret, qui accueillent d’importants établissements scolaires, sera particulièrement suivi.
 

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