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Les Ultramarines iront à Marseille...normalement

© NICOLAS TUCAT / AFP
© NICOLAS TUCAT / AFP

La ligue a pris une mesure clémente hier en prononçant la fermeture de l'espace visiteurs des matchs à l'extérieur des Girondins pour trois matchs, dont un avec sursis. Cette sanction a été en effet déjà purgée lors des rencontres à Nantes et Strasbourg. 

Par Nicolas Morin

Ils pouvaient craindre le pire dans un contexte très tendu après avoir mis involontairement le feu à une banderole avec un fumigène lors du match à Troyes le 12 janvier. Car la commission de discipline de la ligue avait décidé avant même d'instruire le dossier ce jeudi de suspendre à titre conservatoire tout déplacement des supporteurs des Girondins. Les Ultramarines avaient ensuite défié les autorités en se rendant à Nantes et à Strasbourg malgré deux arrêtés préfectoraux leur interdisant l'accès à ces deux enceintes. Samedi dernier, avec la complicité de supporteurs alsaciens, une cinquantaine de fans de Bordeaux avait même réussi à entrer dans le stade. Ils en avaient ensuite été expulsés sèchement alors qu'ils n'avaient causé aucun incident, avant d'être placés en garde à vue au commissariat de Strasbourg pendant dix-huit heures. La durée de celle-ci,excessive selon plusieurs policiers spécialistes du sujet et le retentissement de cette affaire ont peut-être incité la commission de discipline à calmer le jeu. 

Les Ultras satisfaits

Dans un communiqué, les Ultramarines se disent satisfaits. Car même s'ils avaient reçu le soutien de plusieurs groupes de supporteurs de clubs français (Strasbourg, Marseille, Grenoble...) et étrangers (Cadix, Rabat), ils redoutaient des mesures bien plus lourdes. L'utilisation des fumigènes dans un stade est en effet strictement interdite et les autorités sont intransigeantes sur leur utilisation frauduleuse. Cette sanction de deux matchs fermes, qui couvre donc les déplacements à Nantes et Strasbourg, est purgée. Même si le sursis d'un match plane au-dessus de leurs têtes. Au moindre incident, ils ne pourront pas assister à une rencontre de leur équipe à l'extérieur.
Samedi soir, les Ultras devraient cependant maintenir leur grève d'encouragement lors des dix premières minutes de la rencontre contre Amiens pour protester contre la politique générale de la ligue professionnelle qu'ils estiment trop répressive. 

A Marseille ou pas...

Sauf improbable incident ce samedi au stade Matmut Atlantique, les fans bordelais sont autorisés à faire le déplacement, toujours très attendu, à Marseille le 18 février. Du moins par les instances sportives. Car le préfet des Bouches du Rhône, seul maître à bord, peut décider du contraire s'il considère qu'il y a un risque de trouble à l'ordre public.
Au match aller, il avait ainsi fallu l'intervention des forces de l'ordre pour empêcher un affrontement sur la pelouse du Matmut Atlantique après le coup de sifflet final entre les fans des deux camps. Les Bordelais n'avaient ainsi pas apprécié que les Marseillais pénètrent sur le terrain pour fêter l'égalisation sur le fil de leur équipe. Même si mardi lors du match de coupe de France à Bourg-en-Bresse, une banderole de soutien aux fans des Girondins avait été déployée par les fans de l'OM, les relations sont historiquement tendues entre les deux bords. 

















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