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En visite au CHU de Poitiers, Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, annonce des pistes pour les urgences

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn à son arrivée aux services des urgences du CHU de Poitiers. / © Clément Massé/ France Télévisions
La ministre de la Santé, Agnès Buzyn à son arrivée aux services des urgences du CHU de Poitiers. / © Clément Massé/ France Télévisions

Alors que la moitié des services d'urgences des hôpitaux publics sont en grève en France, Agnès Buzyn s'est rendue au CHU de Poitiers. La ministre de la Santé est venue présenter les premières annonces qu'elle propose en réponse à ce mouvement.

Par Clément Massé et Christine Hinckel

La grève dure depuis le printemps dans de nombreux services d'urgences publics français (233 au total), Agnès Buzyn a choisi de se rendre ce lundi dans un service qui n'a observé aucun jour de grève depuis le début du mouvement, celui du CHU de Poitiers. La ministre a voulu mettre en avant l'organisation d'un service qui n'a pas participé à la grève et, au-delà, citer en exemple un hôpital avec un excédent budgétaire d'environ 30 millions d'euros.

A Poitiers, Agnès Buzyn est venue donner les grandes pistes de son plan pour les urgences. Ses mesures vont se baser sur le rapport élaboré par Thomas Mesnier, député LREM de Charente, et du professeur Pierre Carli, Président du Conseil national des urgences, qui ont participé au travail de la mission urgences chargée de trouver des solutions. Ces mesures seront ensuite discutées la semaine prochaine avec les représentants syndicaux.


La gestion des lits du CHU citée en exemple

Elles vont porter sur plusieurs axes principaux cherchant à limiter les arrivées dans ces services pour les réserver aux seules véritables urgences vitales ou graves
  • Définir des solutions efficaces pour le patient avant qu’il n’aille aux urgences. Par exemple, en délocalisant des examens de biologie qui seraient réalisés en maison de santé et que le médecin pourrait lire plus rapidement. Les patients se rendent souvent aux urgences car ils savent que tous les examens peuvent être réalisés sur place.
  • Libérer du temps médical pour les médecins en s’appuyant sur le personnel paramédical. Par exemple, avoir plus souvent recours aux infirmiers pour qu’ils réalisent des tâches qui ne leur sont pas aujourd’hui accessibles.
  • Travailler sur des méthodes innovantes pour gérer les lits. C’est l’une des pistes que la ministre vient étudier à Poitiers. Le CHU a en effet mis en place une méthode jugée innovante dans sa gestion des lits pour orienter les patients vers des lits libres. Ce système dénommé "Bed manager" permet une gestion informatique des lits qui se rendent disponibles. De leur côté, les syndicats émettent quelques réserves sur ce système et notamment son actualisation.
Agnès Buzyn se fait expliquer le fonctionnement du système de gestion centralisée des lits au CHU de Poitiers. / © France Télévisions
Agnès Buzyn se fait expliquer le fonctionnement du système de gestion centralisée des lits au CHU de Poitiers. / © France Télévisions
 
  • L’idée est aussi de remettre les généralistes au cœur du dispositif en permettant que la médecine de ville fonctionne de manière plus fluide avec la médecine urgentiste. Dans ce domaine, les deux principaux syndicats de médecins libéraux ont réclamé la généralisation à toute la France du 116 117. Ce numéro d'appel pourrait permettre de trouver un médecin de garde, censé soulager des urgences hospitalières saturées
Après la visite du service, agnès Buzyn a rencontré le personnel des urgences du CHU. Pour les syndicats, contrairement au discours officiel, les problèmes persistent aux urgences de Poitiers notamment pour le personnel.
"Ce n'est pas parce que les urgences ne sont pas en grève, qu'il n'y a pas de souffrance." nous affirme un délégué CGT.



 

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