Éducation : l'académie de Poitiers est-elle en voie de disparition ?

Le rectorat de l'académie de Poitiers, le mercredi 16 mai 2018. / © Laurent Pelletier/France 3 Poitou-Charentes
Le rectorat de l'académie de Poitiers, le mercredi 16 mai 2018. / © Laurent Pelletier/France 3 Poitou-Charentes

Après avoir été déchue de son statut de capitale régionale, Poitiers pourrait-elle perdre son académie au profit de Bordeaux ? Menacée par un rapport de l'IGAENR, le rectorat poitevin entend faire valoir ses atouts avant la décision du ministre de l'Éducation nationale.

Par V.P.

Poitiers perdra-t-elle son rectorat ? C'est ce que préconise un rapport de l'Inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche (IGAENR), qui souhaite regrouper les académies qui composent une même région. Après le statut de capitale régionale qui s'en est allé à Bordeaux en janvier 2016, le rectorat pourrait prendre le même chemin.

Le rapport de l'inspection générale a été remis aux syndicats la semaine passée. Aux rectorats de Poitiers et de Limoges, ce rapport n'est pas une découverte : la décision de placer à Bordeaux un rectorat unique pour toute la Nouvelle-Aquitaine avait été prise juste avant la fusion des régions, fin 2015, par le gouvernement Valls.




Les atouts de la capitale poitevine

Le maire de Poitiers Alain Claeys avait tenté de faire valoir les atouts nombreux de sa ville dans l'éducation. Avec son tissu d'institutions liées à l'éducation (le CNED, l'École supérieure supérieure de l'Éducation nationale (ESEN) et le réseau Canopé ont tous leur siège au Futuroscope), la préfecture de la Vienne avait en effet davantage d'arguments que des villes comme Besançon, Caen, Montpellier ou Nancy, sièges d'académies sans pour autant être des capitales régionales.

Malgré l'absence de surprise, le rectorat de Poitiers est aujourd'hui dans l'expectative. Le siège, qui emploie aujourd'hui près de 444 agents selon nos confrères de La Nouvelle République, attend que le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer donne, oui ou non, son accord final.



Reportage : Jaël Galichet et Laurent Pelletier. Prise de son : Hubert Tricoche. Montage : Claire Grivet.

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