Jean-Michel Clément, député LREM de la Vienne, contre la loi immigration et asile

© Thomas Chapuzot
© Thomas Chapuzot

Jean Michel Clément, député LREM et ex-socialiste, de la Vienne ne cache pas son opposition à la loi immigration-asile examinée à partir de ce lundi à l'Assemblée nationale. Il a annoncé qu'il voterait contre le texte présenté par le gouvernement.

Par Christine Hinckel

Jean-Michel Clément fait partie de la vingtaine de députés "humanistes" de La République en Marche, fermement opposés au projet de loi du gouvernement et qui ont déposé une cinquantaine d'amendements. Le député du Sud-Vienne juge que la loi présentée par Gérard Colomb, le ministre de l'Intérieur, "ne réglera rien" et qu'elle va "installer une situation encore plus répressive qu'avant". Jean-Michel Clément s'oppose notamment à l'augmentation de la durée maximale de présence dans les centres de rétention administrative et à la diminution à 15 jours de délai pour déposer un recours lorsque les migrants sont déboutés par l'OFPRA ( Office français de protection des réfugiés et apatrides).


Le texte présenté par Gérard Collomb divise la majorité LREM. Il prévoit notamment de réduire à six mois les délais d'instruction de la demande d'asile, pour entamer rapidement le travail d'intégration des réfugiés, et à l'inverse de faciliter la reconduite à la frontière pour les déboutés.


Plus d'un millier d'amendements 

Le projet de loi est critiqué par des acteurs de l'asile et les associations, qui redoutent des atteintes aux droits des étrangers, ainsi qu'au sein même de la majorité malgré les efforts de pédagogie et persuasion déployés depuis plusieurs mois par le ministre de l'Intérieur, incarnant la ligne "dure" de l'exécutif.

"Il est resté inflexible mais on le connaît: quand il prend une posture, il la tient", juge Jean-Michel Clément, le député de la Vienne.


Les députés contestataires ont été rappelés à l'ordre ce lundi par Christophe Castaner, le délégué général de La République en marche et secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement. Il a jugé que les députés LREM qui s'abstiendraient ou voteraient contre le projet de loi asile et immigration "manqueraient de solidarité" et a renvoyé à Richard Ferrand la responsabilité de sanctions éventuelles.

Les débats débutent ce lundi soir à l'Assemblée nationale, avec plus d'un millier d'amendements au menu jusqu'à vendredi, dont 200 déposés par des députés LREM.



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