Un an de la LGV Paris-Bordeaux : toutes les promesses ne sont pas tenues

© Anne-Marie Baillargé / FTV
© Anne-Marie Baillargé / FTV

La Ligne Grande Vitesse (LGV) reliant Bordeaux à Paris en deux heures a été inaugurée le 2 juillet 2017. Un an après, tous les objectifs ne sont pas encore atteints.

Par Yleanna Robert

Gagner du temps : c'était le premier objectif de la LGV Paris-Bordeaux. Inaugurée en grande pompe le 2 juillet 2017, elle devait permettre de relier la capitale au port de la Lune en deux heures au lieu de trois.

Cette promesse est bien tenue, sauf du côté des villes du Poitou-Charentes où le gain est moins évident. Par exemple, depuis Angoulême seuls deux des seize trains emmenant à Paris tiennent la promesse des 1h48 de trajet. 

L'objectif commercial est aussi bien atteint avec plus de 50 % de hausse de fréquentation sur un an. Au total, cinq millions et demi de voyageurs ont emprunté cette ligne. Les prix ont également connu une hausse proportionnelle à la plus ou moins longue distance. 
 

Autre augmentation : celle du bruit

Mais l'augmentation la plus notable, c'est celle du bruit. De nombreux riverains de la Ligne à grande vitesse souffrent 40 fois par jour d'interrompre leurs conversations ou leur sommeil avec ces passages de train. Ils dénoncent des mesures sous-évaluées et des protections anti-bruit insuffisantes. 

Le concessionnaire a lancé de nouvelles études et a promis de corriger le tir là où les dépassements en décibels seraient confirmés. Une réponse sera donnée en septembre.

Pour mémoire, le coût total de l'investissement est de 7 000 800 000 €.
 
Un an de la LGV Paris-Bordeaux : toutes les promesses ne sont pas tenues
Un reportage d'Anne-Marie Baillargé, Marion Ptak, Nicolas Colombeau et Marcel Dubois avec les interviews de Patrick Lantrès, président du Comité TGV Réaction Citoyenne et Gérard Saurois, riverain.

 

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