Vidéos. Un photographe poitevin documente la guerre en Ukraine et l’exode des populations

Publié le Mis à jour le
Écrit par Olfa Ayed avec François Bombard

Bastien Réau, Poitevin de 30 ans, s’est rendu en Ukraine trois mois au début du conflit. Il en revient avec un projet photographique "Les Chemins de l’errance" : des clichés à l’argentique qui documentent l’exode des populations et les stigmates de la guerre en Ukraine.

"Mon but en photographie, c’est d’essayer de décrire le monde. Et là, c’est un monde qui s’effondre pendant la guerre. Je voulais décrire ce monde qui s’effondre", explique Bastien Réau. Ce photographe poitevin de 30 ans est l’auteur d’un projet photographique impressionnant appelé "Les Chemins de l’errance" : un album partagé en cinq parties. Les deux premières "portent sur l’exode que j’ai suivi en Pologne, en Hongrie, en Roumanie, en Moldavie, mais aussi en Ukraine", écrit-il sur son site internet et les autres sur les "stigmates de la guerre sur le sol ukrainien (Lviv, Kyiv, Tchernihiv, Kharkiv, mais aussi Boutcha, Borodyanka, Hostomel, Irpin, et d’autres encore)." La fin relate les conditions de vie du photographe durant son périple.

Car c’est bien un périple que ce jeune photographe a vécu. Pendant 3 mois, au tout du début du conflit en Ukraine, il s’est rendu dans le pays ainsi que dans les territoires limitrophes. Une première expérience pour lui. Il y découvre le métier en zone de guerre.

La première chose est d’arriver à obtenir une carte de presse ukrainienne. Ensuite, mon quotidien, c’était tous les jours essayer de prendre des photos là où je pouvais, j’essayais de me renseigner avec les différents médias comme le New York Times ou le Monde pour voir un peu les points d’intérêt.

Bastien Réau, photographe

France 3 Poitou-Charentes

Portrait du photographe Bastien Réau par nos journalistes F. Bombard et Stéphane Bourin

Bastien Réau, Poitevin de 30 ans, s’est rendu en Ukraine trois mois au début du conflit. Il en revient avec un projet photographique "Les Chemins de l’errance" : des clichés à l’argentique qui documentent l’exode des populations et les stigmates de la guerre en Ukraine. ©France télévisions

L'envie de repartir

Sans aucun financement, il a pris près de 2000 photos avec ses deux appareils. À l'heure du tout numérique, Bastien Réau a décidé de revenir à l’argentique : "Je voulais essayer de retrouver un temps plus long, où l’image n’est pas faite immédiatement et retravailler avec la matière, c’est ça qui m’intéresse."

C’est à bord de sa petite voiture que Bastien Réau a parcouru près de 10 000 km. "C’était ma maison pendant une bonne partie du séjour. J’ai vécu là avec un espace cuisine ici. Une petite table pour manger juste là, et mon espace pour dormir ici sur le côté", décrit-il en pointant le coffre de son véhicule.

À 30 ans, Bastien Réau tente de rassembler des fonds pour son prochain projet. Repartir en Ukraine, appareil photo en bandoulière, un an après son premier voyage.

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