Voisins Vigilants, Participation Citoyenne, quelle différence ? On vous répond !

Publié le Mis à jour le
Écrit par Marie-Noëlle Missud
L'ancienne version du logo Participation citoyenne
L'ancienne version du logo Participation citoyenne © Marie-Noëlle Missud - France Télévisions

Les panneaux sont souvent jaunes avec un oeil. Mais à y regarder de plus prés, les inscriptions diffèrent entre les "Voisins Vigilants" et "Participation Citoyenne". Quelles sont les différences ? On vous explique.

"Ouvrez l'oeil et le bon ", la consigne est plutôt simple, et commune aux deux dispositifs de vigilance citoyenne existants en France.

Voisins Vigilants, la version privée et payante

La première communauté est née en 2002 dans les Alpes. Depuis, le système a évolué et il se présente aujourd'hui sous forme d'un site internet et surtout d'une application pour smartphone. Le nom a changé aussi en 2017, le mot "solidaires" a été rajouté. Les voisins sont à la fois vigilants ET solidaires. Un terme plus rassurant que le simple "vigilants".

Neuf communes adhérentes en Poitou-Charentes

En Poitou-Charentes, l'une des dernières communes à avoir opté pour ce système, est la ville de Saint-Georges-des-Coteaux (17), 2.700 habitants. "L'inscription de la commune à ce dispositif faisait partie de notre projet de campagne électorale", explique Renaud Tapon, 4e adjoint chargé du cadre de vie. La communauté de voisins est née en septembre dernier et 101 foyers sont inscrits sur la plateforme. "Ce qui nous a séduit " précise Renaud Tapon," c'est la partie conviviale de l'application. Cela sert de réseau social ultra local, où l'on peut se prêter une tondeuse par exemple, ou bien organiser la fête des voisins. Grâce à ça, on a aussi pu rendre sept chiens égarés à leurs propriétaires." Ce réseau social coûte 1.200 euros à la municipalité par an, panneaux de signalisation compris.

La mairie, seule intermédiaire avec la gendarmerie

Pour la partie sécurité, l'adjoint de Saint-Georges-des-Coteaux souligne aussi une série de vols signalés en décembre dernier et dont les auteurs ont finalement été arrêtés en janvier. Pas question pour autant de jouer les shérifs ou les cow-boys. Le réflexe, en cas de comportement ou chose suspecte, est d'envoyer un SMS à la mairie et au réseau. Le référent de ces citoyens, c'est bien la mairie.

Participation citoyenne, le service public et gratuit

"Participation Citoyenne", ex-vigilance citoyenne, a été créée en 2006 et a été renforcée en 2019 par le ministre de l'intérieur de l'époque, Christophe Castaner. L'idée est de mettre en place des protocoles entre la population, les mairies et les gendarmeries et commissariats de police.

48 communes ont signé le protocole dans la Vienne

Dans la Vienne, 48 communes ont signé un protocole de ce type. Le commandant Massot, officier adjoint en charge de la prévention pour la gendarmerie de la Vienne, explique le déroulé d'une inscription. "Au départ, il faut absolument que la mairie soit porteuse du projet et surtout que cela réponde à un besoin, soit pour des problèmes d'insécurité, soit pour veiller au lien social dans les communes isolées ". Une réunion publique informe et permet ensuite de recruter des volontaires. Il existe un référent par quartier, il est en liaison directe avec un gendarme dédié. C'est ainsi que s'établit un climat de confiance de part et d'autre. 

Gendarmes et policiers, les référents directs

Pour les forces de sécurité, ces "yeux" en plus sont nécessaires pour lutter contre les cambriolages et surtout les vendeurs-escrocs qui sévissent auprés des personnes âgées en faisant du porte-à-porte. Aucune étude chiffrée ne permet de connaître réellement l'efficacité du système, mais le ressenti semble positif. Quelques flagrants délits ont aussi été réussis grâce à des citoyens vigilants.

 

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