Cet article date de plus de 7 ans

648 nouvelles caméras de surveillance à Toulouse, principalement dans le métro

La commission indépendante des libertés publiques de la Ville de Toulouse a validé l'installation de 648 nouvelles caméras surtout dans le métro et demandé la suspension de 2 caméras du centre-ville, jugées inutiles.

© AFP
La commission des Libertés Publiques de la Ville de Toulouse, mise en place en novembre 2012 par le maire Pierre Cohen, vient d'indiquer dans un communiqué avoir donné un avis favorable à l'installation de 648 nouvelles caméras (principalement dans le réseau Tisséo) et demandé le retrait de 2 caméras installées dans le centre-ville jugées inefficaces. 


Le réseau Tisséo sous l'oeil des caméras

642 caméras seront installées par Tisséo dont 494 dans des espaces accessibles au public. La Commission indique avoir veillé à délimiter strictement leur périmètre d'action ainsi que le temps de visionnage des 148 caméras qui filmeront la voie publique. Une évaluation du dispositif en continu sera mis en place avec Tisséo. 

Ce chiffre considérable est du à une évolution de la réglementation : le Code de la Sécurité Intérieure impose aux entreprises de transports "la sécurisation du réseau, des gares d'échanges et les entrées du métro dans ses abords immédiats".

6 nouvelles caméras en centre-ville et à Bagatelle

Six nouvelles caméras de surveillance seront installées à Toulouse, dans le centre-ville rue Pargaminières (3 caméras) et place Anthonioz-De Gaulle dans le quartier de Bagatelle (3 caméras). La commission a émis un avis favorable pour ces implantations ciblées "sur la prévention de comportements graves".

2 caméras désactivées en centre-ville ?

Laure Ortiz, la présidente de cette commission indépendante, indique également que la commission a examiné, caméra par caméra, le bilan de la vidéo-surveillance installée en centre-ville de Toulouse en 2006 par l'ancienne municipalité. Il en ressort que 2 d'entre-elles (quartier Croix-Baragnon et quartier Victor Hugo) sont jugées "inutiles et redondantes". La commission a demandé la suspension de leur activité. 

Une restriction des libertés publiques ?

Cette commission indépendante rend des avis consultatifs. Sa présidente, interrogée par France 3 Midi-Pyrénées, reconnait que le nombre peut paraître "considérable". Elle indique également que "les politiques publiques qui vont vers le renforcement de la vidéo-surveillance" sont souvent en opposition avec "la jurisprudence qui, elle, reconnait que la vidéo-surveillance restreint les libertés publiques". Toutefois, la présidente de la commission dit "avoir toute confiance" en Tisséo pour que les choses se fassent dans le plus grand respect de la réglementation.
Jean-Luc Moudenc : "Une bonne nouvelle" mais il faut aller plus loin
Ces nouvelle caméras à Toulouse, c'est une "bonne nouvelle" pour l'ancien maire UMP Jean-Luc Moudenc, qui s'en félicite dans un communiqué. Mais il indique aussitôt que c'est un effet d'annonce remarquant que "les caméras de Pargaminières ne seront installées qu’une fois la réfection de cette rue achevée, au plus tôt en septembre 2013, soit 6 mois avant les élections… Heureux hasard !"
Il précise qu'en matière de vidéoprotection, la ville de Toulouse n'avance pas assez vite, là où à ses yeux, il faudrait « mettre le paquet ».
"Nous réitérons notre demande de généralisation de la vidéosurveillance à l’ensemble des quartiers toulousains", indique le communiqué.
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