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Martin Malvy : 50 ans de carrière politique en 5 dates

Martin Malvy lors de la campagne des régionales en 1998 / © AFP
Martin Malvy lors de la campagne des régionales en 1998 / © AFP

Le président PS de la région Midi-Pyrénées ne briguera pas un 4ème mandat. Il ne se représentera pas en 2015 et va quitter progressivement la politique. Une carrière débutée au coeur des années 60.

Par Fabrice Valery

Martin Malvy, président PS de la Région Midi-Pyrénées, a confirmé l'information révélée par France 3 Midi-Pyrénées, déclarant qu'il ne se présentera pas aux élections régionales fin 2015 et qu'il va se retirer progressivement de la vie politique mettant ainsi un terme à 50 ans de vie politique. 

1964

Journaliste (notamment à Sud-Ouest et à La Dépêche du Midi), Martin Malvy est entré en politique au milieu des années 60, suivant ainsi l'exemple de ses aïeux : son arrière-grand-père qui portait le même prénom que lui et qui fut maire radical-socialiste de Souillac (Lot) dans les années 1890 ; son grand-père, Louis, ministre radical de gauche de l'Intérieur en 1914 et qui fut ensuite frappé d'indignité nationale et de 10 ans d'inégibilité en 1945 pour avoir voté les pleins pouvoirs à Pétain en 1940 en tant que député du Lot. Martin Malvy n'a eu de cesse durant sa carrière politique de restaurer l'image de son grand-père. 
En 1970, Martin Malvy conquiert son premier mandat : conseiller général du Lot. Il le restera jusqu'en 2001. Il est ensuite vice-président du conseil général puis maire de Figeac (1977-2001). Enfin député PS du Lot (1978-1998). 
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1992

Après une première expérience gouvernementale en 1984 dans le gouvernement Fabius (dont il restera toujours très proche) comme secrétaire d'État auprès du ministre du Redéploiement industriel et du Commerce extérieur, chargé de l'Énergie, puis un éphémère secrétariat d'Etat auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement (avril-octobre 1992), Martin Malvy accède fin 1992 au rang de ministre avec la charge du budget dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy, sous François Mitterrand. 
L'expérience sera de courte durée avec l'énorme défaite de la gauche aux législatives de 1993. Son successeur au budget s'appelle Nicolas Sarkozy. 
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1998

C'est l'année de sa victoire aux élections régionales. Martin Malvy reprend le Conseil Régional de Midi-Pyrénées à la droite et s'installe durablement. A la région, il bâtit un plan pour la rénovation des lycées, finance à coups de centaines de millions d'euros un plan rail pour les TER dans la région. Il se bat aussi pour l'arrivée de la LGV à Toulouse et pour l'élargissement des compétences économiques des régions. 
Martin Malvy lors de la campagne des régionales en 1998 / © AFP
Martin Malvy lors de la campagne des régionales en 1998 / © AFP

2010​

Martin Malvy est réélu à la Région en 2004 et en 2010, cette fois-là avec 67,77 % des suffrages au second tour, un record national. En 2007, il laisse planer le doute sur une éventuelle candidature à la mairie de Toulouse avant d'y renoncer en septembre, juste avant les primaires socialistes. En 2008, Pierre Cohen est élu maire de Toulouse. 
Martin Malvy continue de se battre pour la région, notamment avec un nouveau bras de fer avec la SNCF au sujet des financements et des retards des TER. En 2014, il se déclare favorable à la fusion des régions et approuve le mariage avec Languedoc-Roussillon
Martin Malvy et Damien Alary le 29 décembre dernier / © MaxPPP
Martin Malvy et Damien Alary le 29 décembre dernier / © MaxPPP

2015

Martin Malvy annonce qu'il ne briguera pas un 4ème mandat à la tête de la région, désormais "fiancée" avec sa voisine. Une page politique se tourne. Il reste cependant président de l'exécutif jusqu'aux prochaines élections dont la date n'est pas encore fixée, sans doute en décembre. A ce titre, il va préparer avec son homologue Damien Alary, la fusion de ces deux entités. 
Mais, à 79 ans, la vie publique n'est pas encore terminée pour Martin Malvy : depuis janvier 2014, en tant que conseiller municipal de Figeac (Lot), il est président de la communauté de communes du Grand Figeac. Et sans doute, entendrons-nous encore sa voix et son avis sur les dossiers structurants de la région. 

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