"Torturer des animaux n'est ni un sport, ni un loisir" : une association dénonce la vente par Decathlon de poissons vivants pour la pêche

Le magasin Decathlon de Carcassonne dans l'Aude vend des poissons vivants à destination de la pêche à vif. Une pratique qualifiée de "barbare" que dénonce une association de protection animale.

"Torturer des animaux n’est ni un sport, ni un loisir", scande Amandine Sanvisens, cofondatrice de l'association de protection des animaux PAZ. Ce que dénonce l'organisme : la vente de poissons vivants, dans les rayons du magasin Decathlon de Carcassonne, destinés à la pêche à vif. 

"Alimenter une pratique barbare"

La découverte a été faite par Chantal, membre de la PAZ : des poissons vivants vendus à quarante centimes d'euros pour la pêche au vif. Une technique de pêche de loisir qui divise.

Elle interpelle le magasin et adresse un courrier au député pour dénoncer cette pratique : "Cette technique de pêche de loisir implique d’utiliser un poisson vivant comme appât : l’animal est transpercé avec un hameçon puis jeté à l’eau pour attraper un poisson carnassier. Il peut alors agoniser pendant des heures. C’est profondément cruel."

Une pratique des anciens 

"On accroche un poisson vivant au bout de la ligne pour attraper un poisson carnassier comme le brochet, le silure, la perche", explique Christophe Moly, trésorier de l'AAPPMA (Association de pêche et de protection des milieux aquatiques) de Carcassonne.

Cette technique, la pêche au vif, est considérée comme historique pour les pêcheurs de loisir.

C'est une pratique réglementaire, on a le droit de pêcher comme cela. Beaucoup pratiquent la pêche à vif, notamment les anciens. Les jeunes générations pêchent plutôt avec des leurres, des hameçons qui imitent les poissons.

Christophe Moly, AAPPMA de Carcassonne

L'association PAZ dénonce toutefois une pratique "cruelle". Une pétition pour demander la fin de la vente de ces poissons vivants a été lancée.

La direction du Decathlon de Carcassonne répond face à la polémique : "L'enseigne et les équipes sont sensibles aux questions liées à la pêche mais n'ont aucun commentaire à faire sur cette pétition."

À ce jour, 8 200 signatures ont été récoltées par la pétition.