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Des militants antinucléaires manifestent contre un train fantôme à Narbonne

Narbonne (Aude) - Manifestation d'antinucléaires à la gare de Narbonne - février 2015. / © France 3 LR
Narbonne (Aude) - Manifestation d'antinucléaires à la gare de Narbonne - février 2015. / © France 3 LR

Environ 40 militants antinucléaires se sont réunis ce vendredi matin devant la gare de Narbonne à l'appel du réseau "Sortir du nucléaire", pour dénoncer le passage d'un convoi d'uranium. Un train qui n'est tout simplement pas venu. Les militants ont alors mené une opération de sensibilisation.

Par Z.S. avec AFP


Une quarantaine de militants du réseau "sortir du nucléaire" et du parti occitaniste audois, Païs Nostré ont manifesté en gare de Narbonne, dès 7h00 du matin. Ils attendaient le passage d'un convoi de 14 wagons de minerais d'uranium namibien qui ne s'est pas présenté.

Nous menons une opération d'information pas un mouvement coup de poing", a déclaré Didier Latorre, membre du réseau "Sortir du nucléaire".


Ils en ont alors profité pour mener une opération de sensibilisation. Objectif : attirer l'attention de la population sur les dangers potentiels des convois de minerais d'uranium qui traversent régulièrement la ville de Narbonne pour être transformés dans l'usine Areva-Malvési.

On nous dit que c'est de l'uranium brut mais il est déjà concentré à 80%. Quand il arrive ici, il a subi un premier traitement chimique. Clairement, c'est radioactif, aucune dose de radioactivité est anodine.", déclare Didier Latorre, membre du conseil d'administration du réseau national "sortir du nucléaire".








Eric Delaunay, directeur du site Areva-Malvési de Narbonne assure lui que les "concentrés sont très faiblement radioactifs".

Reportage à Narbonne
Manifestation de militants anti-nucléaire à la gare de Narbonne
V. Luxey et S. Bonnet

En savoir plus sur l'usine d'Areva-Malvési

Construite en 1959, l'usine d'Areva-Malvési transforme entre 12.000 et 14.000 tonnes d'uranium naturel par an et emploie près de 300 personnes.
"Nous recevons environ une dizaine de convois de ce type chaque année", explique une porte-parole du site.
L'uranium transformé à Malvési est ensuite acheminé vers le site de Tricastin (Drôme) pour y être enrichi.
L'uranium transporté provient de Namibie et avait atteint l'Europe via le port de Hambourg (Allemagne) lundi, selon le mouvement "Sortir du nucléaire".

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