Des caméras connectées pour surveiller… des plants de cannabis dans le Tarn-et-Garonne

Les plantations étaient cachées dans les bois (image d'illustration) / © Belpress/Maxppp
Les plantations étaient cachées dans les bois (image d'illustration) / © Belpress/Maxppp

Voir des caméras de vidéo-surveillance dans le centre-ville des grandes métropoles, rien de plus banal. Mais en découvrir en plein bois, voilà qui est plus atypique. C’est la méthode qu’avaient trouvé 4 jeunes pour surveiller à distance leurs plants de cannabis dans le Tarn-et-Garonne.

Par Eric Marlot

Encore peu répandue il y a quelques années, la vidéo-surveillance s’invite désormais un peu partout, y compris là où on ne l’attend pas vraiment. Dans le Tarn-et-Garonne, les gendarmes ont ainsi mis la main sur deux plantations de cannabis que les planteurs surveillaient grâce à des caméras connectées.

Distantes d’à peine 10 kilomètres, les deux plantations étaient bien à l’abri des regards, dans des bois isolés, à Auvillar et Saint-Cirice. Pourtant, sans doute par peur de se faire voler ou débusquer, les planteurs avaient installé sur chacun des sites une caméra reliée à leurs smartphones.
Une précaution qui n’aura pas suffi puisque les planteurs présumés ont été interpellés dans le Tarn-et-Garonne et dans le Lot.

Deux parcelles sous surveillance

Tout est parti d’un renseignement donné aux gendarmes de Valence-d’Agen. Un riverain avait repéré la présence régulière de deux véhicules à proximité d’une des plantations, à Auvillar. Sur place, les gendarmes découvrent la première parcelle sur laquelle les pieds de cannabis ont été récemment coupés et le matériel précipitamment déménagé.

Grâce aux caméras, les planteurs ont sans doute repéré la présence sur les lieux du témoin qui nous a alertés

précise un gendarme de la brigade de Castelsarrasin qui a travaillé sur l’enquête.

En partant des plaques minéralogiques des 2 voitures, ils remontent très vite à leurs propriétaires et aux planteurs, quatre individus, âgés de 24 à 27 ans. Originaires de Castelsagrat, Espalais, Golfech et Cahors, ils ont été interpellés en milieu de semaine. 
En garde à vue, l’un d’eux reconnaît immédiatement les faits. Chez lui, les gendarmes retrouvent tout l’attirail du parfait petit jardinier planteur de cannabis : plusieurs pieds, des sacs de terreau, le matériel nécessaire à la mise en place d’un système d’arrosage provisoire (les plantations étant installées à proximité de cours d’eau) et plusieurs sacs d’engrais.
C’est en exploitant les données du téléphone portable d’un autre gardé à vue que les gendarmes découvrent l’existence d’une seconde parcelle à Saint-Cirice. Sur place, ils trouvent une quarantaine de pieds de cannabis, là encore surveillés par une caméra dissimulée dans un arbre à proximité.

Plaider coupable

Au total, les planteurs veillaient sur une petite centaine de pieds de cannabis. Jugés en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (le trafic n’ayant pas été retenu) ils ont écopé d’une composition pénale.
 

 

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