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Ces élus de Midi-Pyrénées qui ont affaire à la justice

© AFP et MaxPPP
© AFP et MaxPPP

En moins d'un an, quatre élus importants de la région Midi-Pyrénées ont eu (et ont encore), à des degrés divers, affaire à la justice. 

Par Fabrice Valery

Avec la mise en examen de Brigitte Barèges, maire (Les Républicains) de Montauban, le compteur des grands élus (parlementaires, maires de grandes villes, etc) de Midi-Pyrénées qui ont affaire à la justice depuis quelques mois est passé à quatre.

Mis en examen dans le cadre d'une information judiciaire ou mis en cause dans une enquête préliminaire, ils se défendent tous des faits qui leur sont reprochés. Voici un petit rappel en tenant compte évidemment de la présomption d'innocence.

1) A Montauban, Brigitte Barèges (LR) et l'affaire des "emplois fictifs"

Brigitte Barèges / © Rémy Gabalda / AFP
Brigitte Barèges / © Rémy Gabalda / AFP
La maire (LR) de Montauban est la dernière en date. Mise en examen mercredi soir pour détournements de fonds publics et placée sous contrôle judiciaire, elle conteste les faits, liés à une affaire de supposés emplois fictifs à la mairie de Montauban, et parle de "complot médiatico-politique" orchestré par ses adversaires en Tarn-et-Garonne Valérie Rabault (PS) et Jean-Michel Baylet (PRG). Plus rare, elle accuse le parquet de Toulouse "d'orchestrer scandaleusement" ce "complot". 

2) Gérard Trémège (LR) et les marchés publics de la ville de Tarbes

Gérard Trémège / © MaxPPP
Gérard Trémège / © MaxPPP
Le maire (Les Républicains) de Tarbes, Gérard Trémège, a été mis en examen début avril à Pau "pour prise illégale d'intérêt", "favoritisme" et "trafic d'influence passif", dans le cadre d'une enquête sur l'octroi de marchés publics et la revente par la municipalité de terrains et bâtiments. Il est lui aussi placé sous contrôle judiciaire.
Gérard Trémège conteste les faits qui lui sont reprochés. Sa compagne, Isabelle Bonis a également été mise en examen avec plusieurs autres personnes dans cette affaire.
Malgré cette mise en examen, Gérard Trémège a tout de même été désigné comme tête de liste des Républicains dans les Hautes-Pyrénées pour les régionales de décembre prochain.

3) Kader Arif (PS) et l'affaire dite "AWF"

Kader Arif / © AFP
Kader Arif / © AFP
Kader Arif, député PS de Haute-Garonne, n'est pas mis en examen. Il est mis en cause dans l'affaire "AWF" du nom d'une entreprise d'événementiel détenue par ses proches dont son frère. La justice enquête sur les liens de cette entreprise avec le Conseil Régional de Midi-Pyrénées. Les enquêteurs cherchent à savoir s'il y a eu favoritisme lors de la passation de marchés ce que dément totalement le président PS de la région Martin Malvy. Kader Arif a toujours déclaré être étranger à cette affaire.
La justice s'intéresse aussi au contrat passé par All Access (une autre société de ses proches) avec le ministère de la défense alors que Kader Arif était secrétaire d'Etat aux anciens combattants auprès du ministre de la Défense. C'est la révélation de ce contrat qui l'avait poussé à démissionner du gouvernement à l'automne dernier.
Pour le moment, personne n'a été mis en cause dans cette affaire qui n'en est qu'au stade de l'enquête préliminaire, ouverte par le parquet de Toulouse, mais transférée depuis au Parquet National Financier.

4) Aymeri de Montesquiou (UDI) et le "Kazakhgate"​

Aymeri de Montesquiou / © MaxPPP
Aymeri de Montesquiou / © MaxPPP
L'ex-sénateur (UDI) du Gers (son élection vient d'être invalidée par le Conseil Constitutionnel pour des questions de frais de campagne) est mis en cause dans l'affaire dite du Kazakhgate
Le 18 mars dernier, le bureau du Sénat avait levé l'immunité parlementaire du sénateur inquiété par l'enquête sur des soupçons de commissions perçues en marge de contrats conclus avec le Kazakhstan.
Il était auparavant le représentant de Nicolas Sarkozy en Asie centrale. Son bureau et son domicile avaient été perquisitionnés dans cette affaire liée à des contrats conclus sous la présidence de Nicolas Sarkozy pour un montant total de deux milliards d'euros, notamment pour l'achat de 45 hélicoptères fabriqués par Eurocopter (devenu Airbus Helicopters) et 295 locomotives.
Deux magistrats enquêtent depuis mars 2013 pour des faits présumés de "blanchiment en bande organisée", et de "corruption active d'agents publics étrangers". Aymeri de Montesquiou n'est pas mis en examen dans cette affaire

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