La conseillère agricole tuée dans l'Aveyron a été “étranglée et noyée” selon le procureur de Montpellier

Elodie Bonnefille habitait à Rignac (Aveyron)
Elodie Bonnefille habitait à Rignac (Aveyron)

Le procureur de la République de Montpellier a annoncé vendredi l'ouverture d'une information judiciaire pour "assassinat" dans l'enquête sur l'homicide de la jeune conseillère agricole en Aveyron. Le suspect, un agriculteur de 46 ans, était dans un "délire interprétatif paranoïaque".

Par Avec AFP

Cet agriculteur de 46 ans a été mis en examen vendredi après-midi à Montpellier pour l'"assassinat", le 17 février sur son exploitation de Mayran (Aveyron), d'une jeune conseillère agricole, Elodie Bonnefille, âgée de26 ans.

Le parquet de Montpellier, chargé du dossier, en l'absence de pôle d'instruction criminelle à Rodez, a requis le placement du suspect en détention provisoire.

L'affaire du meurtre en Aveyron d'une technicienne agricole instruite par le parquet de Montpellier.
Reportage : E.Jubineau et F.Detranchant - F3LR


Cet homme de 46 ans, un des deux frères gérant l'exploitation familiale dans laquelle le meurtre a eu lieu jeudi à Mayran (20 km à l'ouest de Rodez), souffre de "délire interprétatif paranoïaque", selon deux psychiatres qui l'ont examiné en garde à vue, a ajouté Christophe Barret au cours d'une conférence de presse.

Selon ces deux professionnels, le suspect "doit relever de soins psychiatriques mais son état de santé est jugé compatible avec un défèrement", a précisé le procureur. Le juge d'instruction saisi doit nommer un collège de deux experts en psychiatrie pour déterminer si le discernement du suspect était aboli ou altéré au moment des faits et établir son degré de responsabilité pénale.

Prévenus par le frère du suspect et un voisin, les pompiers et les gendarmes notent "immédiatement" mercredi que le suspect "tient des propos incohérents" et fait état de "motifs irrationnels" pour expliquer son geste, a souligné Christophe Barret.

En garde à vue, le suspect explique "avec calme" que depuis plusieurs jours, des choses n'allaient pas chez les hommes et les animaux. Il fallait qu'il la tue pour que cela cesse.


Mais selon le procureur, l'exploitant agricole qui n'avait aucun antécédent psychiatrique, "a mûri son projet, a pris les clefs laissées sur le contact de la voiture par la jeune femme pour l'empêcher de partir". Il l'a ensuite "ceinturée, étranglée et noyée".

L'autopsie de la victime, Elodie Bonnefille, 26 ans, a révélé que sa mort avait été causée par "une combinaison de strangulation et de noyade", a précisé M. Barret.

Sur le même sujet

Les + Lus