Une équipe de l’Institut universitaire du cancer Toulouse Oncopole (IUCT-O), a réalisé chez une patiente d’une trentaine d’années atteinte d’un ostéosarcome mandibulaire, une reconstruction de mâchoire en s’appuyant sur un modèle issu d’une impression 3D.
Les étudiants ingénieurs ont travaillé main dans la main avec les chirurgiens ORLCe mercredi, l’équipe du docteur Agnès Dupret-Bories, chirurgien ORL à l’Institut universitaire du cancer Toulouse Oncopole (IUCT-O), a réalisé chez une patiente d’une trentaine d’années atteinte d’un ostéosarcome mandibulaire, une reconstruction de mâchoire en s’appuyant sur un modèle issu d’une impression 3D réalisée au Centre inter-universitaire de recherche et d’ingénierie des matériaux (CIRIMAT – CNRS/Université Toulouse III – Paul Sabatier/INP Toulouse).
Travailler sur un établi au lieu de travailler dans la bouche de la patiente
Pour reconstituer la mâchoire de la patiente, il fallait tout d'abord fabriquer une sorte de broche en titane et c'est sur le modèle en 3D en polymère que les chirurgiens ont pu concevoir et ajuster cette pièce indispensable
C'est cette pièce en titane qu'il fallait ajuster sur la mâchoire de la patiente
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© CIRIMAT
Plusieurs jours avant l’intervention, la plaque en titane utilisée pour la reconstruction a ainsi pu être préformée sur la mâchoire modèle imprimée, puis stérilisée.
Le travail sur le modèle en 3D a permis de ne pas avoir à travailler directement dans la cavité bucale de la patiente
Si le procédé se développe peu à peu en chirurgie, seuls une poignée d’établissements français l’utilisent en chirurgie ORL et maxillo-faciale. Une première intervention a eu lieu le 25 février avec succès sur une patiente âgée.
Du programme informatique à la réalisation, le projet a mobilisé 7 étudiants, des chercheurs du CNRS et de l’INP Toulouse du CIRIMAT, ainsi que chirurgiens ORL et plasticiens de l’Oncopôle.
Cette méthode permet ainsi de réduire considérablement le temps de l’opération.