L'écurie Venturi prépare la saison 2017 de Formula E à Alès

La Formule un du 21ème siècle sans émission de CO2 est en marche. Depuis deux saisons en parallèle du championnat du monde de F1, se déroule un championnat de monoplace 100% électrique. L'éclectique pilote gardois, Stéphane Sarrazin en est l'un des grands animateurs avec une Venturi.

Alès (Gard) - la formula E, en tests - juillet 2016.
Alès (Gard) - la formula E, en tests - juillet 2016. © F3 LR

Sur le circuit du pôle mécanique d'Alès, l'écurie Venturi de l'homme d'affaires monégasque Gildo Pastor, est venu préparer la saison 2017. Venturi est le petit poucet de la discipline qui a vu le jour il y a deux ans.
Ces formules 1, 100% électriques sont désormais regardées avec beaucoup d'intérêt par les plus grands constructeurs. Ces monoplaces qui ressemblent à s'y méprendre à leur grande soeur Formule 1, possèdent des qualités indéniables. Propres, ne rejetant aucune particule ni CO2 dans l'atmosphère, elles sont aussi très rapides dans la phase d'accélération.

Alès (Gard) - la formula E, en tests - juillet 2016.
Alès (Gard) - la formula E, en tests - juillet 2016. © F3 LR

Des circuits en ville dans les plus grandes capitales du monde


L'une des caractéristiques de ce championnat de Formula E c'est de se dérouler exclusivement dans des villes. Les Formula E étant moins puissantes que leurs grandes soeurs, trouvent sur ces circuits sinueux, des tracés à leur mesure.
Vives, silencieuses, le spectacle sur des pistes qui empruntent les routes de monsieur tout le monde est de grande qualité avec beaucoup de rebondissement.

Très peu d'assistance, le pilote se retrouve seul à bord et doit non seulement être rapide mais aussi gérer son énergie. L'autre avantage de ces circuits en ville c'est qu'ils sont installés en très peu de temps. Des éléments qui ont séduit les maires des métropoles où se déroulent ce championnat.

 

durée de la vidéo: 03 min 30
Formula E la Formule un du futur en essai à Alès ©france3

Une autonomie de 25 minutes par voiture


La grande difficulté à laquelle les motoristes et ingénieurs sont confrontés, est l'autonomie des batteries qui propulsent la voiture. Avec ces blocs propulseurs, de nouveaux métiers sont arrivés dans les paddocks, comme des chimistes. L'un des paramètres essentiels pour rendre la batterie plus efficace est de veiller à la température de fonctionnement.
Des conditions d'utilisation, que le pilote doit prendre en compte à chaque tour. La course est une épreuve qui allie rapidité et gestion. Il s'agit d'une autre façon de piloter. Chaque grand prix dure 40 minutes environ et le pilote doit à mi-parcours changer de monture pour rallier l'arrivée.

Une nouvelle boite de vitesse pour la Venturi


L'écurie Venturi possède en la personne de Stéphane Sarrazin, l'un des pilotes les plus expérimentés du plateau. Le Gardois, touche à tout, qui passe de l'Endurance (second des 24 heures du Mans 2016 avec Toyota), au rallye (WRC, championnat de France) est le seul pilote cette saison à avoir marqué des points lors de chaque manche de ce championnat du monde de Formula E.

A Alès, sur le pôle mécanique, il est venu tester la monoplace avec laquelle il disputera cette troisième saison. Une voiture qui sera équipée d'un toute nouvelle boite de vitesses à deux rapports pour encore plus d'efficacité. Même si Venturi ne dispose pas du même budget que ses prestigieux concurrents, Audi, Renault, Bmw ou encore Toyota, elle possède une équipe jeune et compétitive qui cherche en permanence de nouvelles solutions pour améliorer les performances de la voiture. La Fromula E est un laboratoire qui préfigure la voiture de demain.
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