A Frontignan, les surfeurs partent à la pêche aux déchets

En mars, sur toutes les plages d'Europe, la communauté de surfeurs surfrider traque les détritus sur les plages. 50 000 personnes à travers le monde, surfeurs et citoyens se mobilisent depuis plusieurs années pour nettoyer les plages. Reportage à l’étang d’Ingril à Frontignan.

Pêche aux déchets à Frontignan le 20 mars 2016.
Pêche aux déchets à Frontignan le 20 mars 2016. © Sylvie Bonnet
Sur la plage de l’étang d’Ingril du côté de Frontignan, une famille est fière d'exhiber son trésor de guerre : déchets plastique, en tout genre,  polystyrène. Des déchets tdétritus sur le sable coincés entre les galets, ramenés par la mer d'hiver. Pour les windsurfers du coin, donner un peu de son temps pour nettoyer le littoral et les étangs c'est bien là le minimum.
durée de la vidéo: 01 min 55
A Frontignan, les surfeurs à la pêche aux déchets

« Toute l’année on profite du plan d’eau, explique Cyril windsurfer. Un dimanche matin par an, entre le café et les grillades on ramasse les déchets pendant deux trois heures, pour le bien de tous. »

Mac Do et mégots

« Mac dos et mégots de clope »  sont les principales trouvailles autoutour de l’étang d’Ingril, selon Aurélien, un kitesurfer.

L'an passé l'association de rider a collecté l'équivalent de plusieurs centaines de kilo de déchets sur moins d'une dizaine de kilomètres carrés en une seule journée. L'opération bien rodée existe depuis 8 ans sur cet étang.

Des centaines de kilos ramassés

Mais ce ne sont pas leurs propres déchets que ces amoureux des plages nettoient : « Dans notre communauté les gens font très attention, au niveau des surfers kitesurfeurs, windsufeurs quand vous venez voir l’étang après une navigation c’est tout propre », explique Gilles Prost Boucle, président de l'association Inkiwi, Club organisateur.

Selon SurfRider, la quantité de déchets trouvés dans les océans a créé des continents massifs dont la taille représente le 1/3 de la superficie de l'Europe
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
écologie environnement société