Gard : 16 mois de prison dont 8 avec sursis après l'agression d'un pompier

Publié le
Écrit par Delphine Aldebert .

Un homme de 30 ans a été condamné à 16 mois de prison dont 8 avec sursis avec maintien en détention, obligation de soin pendant 2 ans, de travail et d'indemnisation. Il était jugé en comparution immédiate au tribunal de Nîmes pour avoir agressé un pompier qui tentait de le secourir.

Les fait se sont déroulés le 1er mai. Un Nîmois en état d'ébriété et blessé au crâne a agressé l’un des secouristes qui lui venait en aide. Le prévenu a d'abord menacé de mort les pompiers qui le secouraient. Une fois dans l'ambulance, il s'en est pris physiquement à un pompier. Il lui a fait une clé de bras puis a tenté de l'étrangler. Ses deux autres collègues, le conducteur de l'ambulance et l'autre pompier présent dans le véhicule sont venus lui porter secours. 

Malgré cette agression, les pompiers ont continué leur intervention.

Au tribunal, le prévenu s'est excusé à plusieurs reprises. "J'aurais pu demander le report de l'audience mais j'accepte de régler mes dettes. J'ai un problème d'addiction avec l'alcool, je ne m'en sortirai jamais."

Une condamnation stricte

Le SDIS (Service départemental d'incendie et de secours) avait porté plainte. " A Nîmes, à Paris, comme partout en France, ces agressions sont intolérables. Cela suffit ! " indiquait le SDIS dans un communiqué. 

Nous prenons acte de cette décision très significative. La personne a reconnu les faits. C'est un acte fort qui démontre que l'agression et le préjudice subis par nos trois collègues a été puni d'une manière stricte

Lieutenant colonel Eric Agrinier, directeur de la communication SDIS Gard

Le pompier volontaire agressé avait eu deux jours d'interruption de travail. Lui et son collègue, également pompier volontaire présent dans l'ambulance, n'ont toujours pas repris le travail. "Ils sont encore très choqués. Ils vont décider quand ils se sentent capables de reprendre le service" souligne le lieutenant colonel Eric Agrinier. Les pompiers bénéficient actuellement d'un suivi médical et d'un soutien psychologique mis en place par leur hiérarchie. 

Le prévenu était également jugé ce matin pour outrages et rébellion à des policiers le 6 mai 2021. Il devra également verser des indemnisations entre 500 et 1500 euros aux pompiers et aux policiers.

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