Réunion de crise à Bercy sur l'avenir de l'usine FerroPem de Laudun-l'Ardoise

L'inquiétude grandit parmi les quelque 200 employés de l'usine de silicium FerroPem de Laudun-l'Ardoise (Gard). Ils ont appris l'arrêt temporaire de 2 des 3 fours du site.
L'inquiétude grandit parmi les quelque 200 employés de l'usine de silicium FerroPem de Laudun-l'Ardoise (Gard). Ils ont appris l'arrêt temporaire de 2 des 3 fours du site.

L'inquiétude grandit parmi les quelque 200 employés de l'usine de silicium FerroPem de Laudun-l'Ardoise (Gard). Ils ont appris l'arrêt temporaire de 2 des 3 fours du site. Une réunion de crise s'est tenue au Ministère de l'économie. 

Par Valérie Luxey

A Laudun-l'Ardoise, FerroPem est un fleuron industriel qui fait vivre près de 200 personnes depuis une soixantaine d'années. Mais les salariés viennent d'apprendre l'arrêt temporaire de deux des trois fours de cette usine de silicium, à la suite des difficultés économiques que traverse le site du Gard.


Effondrement des cours du silicium

 
Des difficultés qui étaient à l'ordre du jour du Comité Central d'Entreprise du groupe, ce 4 octobre, au siège de Chambéry (Savoie). Chaque année, 60.000 tonnes de silicium et de ferro-silicium sont produites dans le Gard, notamment pour la fabrication de silicone, de cellules photovoltaïques et d’aluminium. Mais depuis le début de l'année 2019, le cours du silicium est en chute libre sur le marché mondial et les prix de vente s'effondrent, affectant l'activité de FerroPem.
 


Les salariés réclament des comptes à leurs dirigeants


Mais la situation n'a pas toujours été catastrophique, alors les représentants du personnel entendent bien demander des comptes à leur direction, comme l'explique Azzedine Smie, l'un des salariés :
 

On se demande comment on se retrouve dans cette situation de crise alors qu'on a gagné des millions jusqu'à aujourd'hui ! Il faut voir quelle est la part de responsabilité de nos dirigeants, pour savoir pourquoi on en est là.


Chômage partiel pour deux tiers des employés


En attendant, dès le mois de novembre, l'arrêt des fours va induire une période de chômage partiel, estimée entre 10 et 20% de travail en moins pour les deux tiers du personnel de FerroPem. Une situation déjà vécue en 2009, mais l'activité avait pu repartir. Les salariés veulent donc rester confiants. Contactée, la direction se refuse à tout commentaire le temps des négociations. 
 
 

Réunion à Bercy


Le 8 octobre, une réunion de crise s'est tenue aux ministère de l'économie et des finances pour évoquer la situation de l'entreprise. Elus locaux et représentants des salariés y ont participé. Pour expliquer la réduction de son activité, Ferropem invoque l'effondrement des cours du silicium. Une matière qu'elle fabrique dans ses fours et qui est notamment utilisée par l'industrie des panneaux solaires.

Mais d'autres facteurs comme la gestion de la trésorerie entre Ferropem et sa maison mère pourraient entrer en jeu. Ils souhaitent que l'Etat demande des comptes à la multinationale. "Je pense que cette entreprise, parce qu'elle bénéficie de dispositifs particuliers, notamment en matière d'énergie, a une obligation de nous expliquer ce qu'il en est quant à sa stratégie pour les mois et les années à venir," prévient Anthony Cellier, député LREM du Gard. 
 

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