Gard : le remboursement de son traitement pour le cancer est refusé, elle lance un appel aux dons

Leslie a 40 ans, malgré son cancer du sein, elle s'est lancée il y a peu de temps dans l'éthologie, la science qui aide les humains à faire un travail sur eux au contact des chevaux -10 avril 2017 / © France 3 LR
Leslie a 40 ans, malgré son cancer du sein, elle s'est lancée il y a peu de temps dans l'éthologie, la science qui aide les humains à faire un travail sur eux au contact des chevaux -10 avril 2017 / © France 3 LR

Une patiente de Vauvert, dans le Gard, atteinte du cancer du sein vient de se voir refuser le remboursement de son traitement par la sécurité sociale. Dans l'urgence, elle lance une campagne de financement participatif sur internet.

Par Joane Mériot

"Je m’appelle Leslie, j’ai 40 ans, je suis maman d’un garçon de 13 ans que j’élève seule et je suis atteinte d’un cancer métastatique.
La semaine dernière, lors d’un renouvellement de protocole de chimiothérapie j’ai reçu une réponse négative de la part du Cabinet du Médecin Conseil National concernant le remboursement de l’Avastin  «en raison d’un service médical rendu jugé insuffisant»".


Cette jeune mère célibataire habitante de Vauvert, dans le Gard est atteinte d’un cancer du sein métastatique depuis 2009. La semaine dernière elle a appris que son traitement n'était plus remboursé, elle décide de lancer un appel aux dons.

Vauvert (30) : le remboursement de son traitement pour le cancer est refusé, elle lance un appel aux dons
Une patiente de Vauvert, dans le Gard, atteinte du cancer du sein vient de se voir refuser le remboursement de son traitement par la sécurité sociale. Dans l'urgence, elle lance une campagne de financement participatif sur internet. - F3 LR - Reportage : D.Aldebert et D.de Barros

Traitée par Avastin depuis janvier 2016


Depuis janvier 2016, Leslie Salut reçoit des injections d'Avastin, une molécule qui permet de stopper la progression de la tumeur.
Selon son médecin Jean-Loup Mouysset, oncologue à la clinique Rambot Provençale d'Aix-en-Provence ce traitement faisait "des miracles" sur la patiente. Et c'est précisément ce médicament que la CPAM, Caisse primaire d'Assurance Maladie, refuse désormais de lui rembourser.

Quand j'ai appris que mon traitement n'était plus remboursé j’étais choquée, du fait que j'avais déjà commencé ce traitement depuis plusieurs mois et qu'il fonctionnait très bien, j'espérais que l'assurance maladie continuerait de me le rembourser


Mais Leslie Salut ne désespère pas ! Elle a lancé mardi 4 avril une campagne de crowdfounding, intitulée Leslie a le droit d’y croire encore sur la cagnotte de financement participatif en ligne «la cagnotte des Proches».

25.000 euros de dons en une semaine


A sa grande surprise, son appel a fait écho, et ce lundi, la cagnotte s’élève déjà à plus de 25.000 euros.

Une somme qui lui permettra de financer ses injections d'Avastin dont le coût à l'unité est de 1.632,50 €.
Pour se soigner efficacement, Leslie a besoin de recevoir une injection d'Avastin toutes les 3 semaines, ce qui représente au total un peu plus de 32.000 euros par an.

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