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Crash d’un bombardier d’eau à Générac : ce que l’on sait sur l’accident et le pilote

L'appareil qui s'est écrasé est un Tracker de la Sécurité civile. Image d'illustration. / © MICHAEL ESDOURRUBAILH / MAXPPP
L'appareil qui s'est écrasé est un Tracker de la Sécurité civile. Image d'illustration. / © MICHAEL ESDOURRUBAILH / MAXPPP

Vendredi 2 août, un bombardier de la Sécurité civile s'est écrasé dans le Gard, au cours des opérations pour éteindre un incendie à Générac. Le pilote n'a pas survécu au crash, qui serait dû à une "perte de repères" à cause de la fumée. Deux enquêtes ont été ouvertes.

Par Richard Duclos

Samedi 3 août, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner est à Générac, dans le Gard, après la mort d'un pilote de bombardier qui s'est écrasé en luttant contre un incendie qui a brûlé plus de 300 hectares de forêt vendredi. Le point sur ce que l'on sait du drame.
 

Le crash


L’accident a eu lieu vendredi à 17h20, en plein cœur des opérations de lutte contre l’incendie qui s’était déclenché quelques heures plus tôt. Une enquête a été ouverte, sous l’autorité du procureur de la République de Nîmes Eric Maurel. Une enquête a aussi été ouverte par le Bureau enquêtes accident.
 


Ce genre de crashs est extrêmement rare. Le dernier drame de ce type remonte au 1er août 2005, avec la chute d'un Canadair en mer, avec son pilote et son copilote, à Calvi en Haute-Corse.

Y a-t-il eu un problème mécanique ou une erreur humaine ? "L'hypothèse est que le pilote a été victime d'une perte de repères, a expliqué une source proche de l’enquête à l’AFP. "Le pilote, qui était en phase descendante, est entré dans une colonne de fumée très épaisse et a percuté la cime des arbres", a-t-elle ajouté. "C'est un problème d'estimation du pilote qui est entré dans un nuage très sombre et a perdu ses repères".

Un riveran, témoin de l'accident a raconté au micro de France 2 : "L’avion s’est crashé, il y avait des flammes sur 200 mètres. La peur de ma vie."

Le pilote


L’homme qui a perdu la vie en mission était âgé de 49 ans. Il s’apellait Franck Chesneau, était marié et père de deux enfants, un garçon et une fille. "Francky", pilote "largement expérimenté", serait décédé sur le coup quand son avion s’est disloqué au sol.
 


Selon le journal La Provence, il était pompier volontaire au Sdis des Bouches-du-Rhône.

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a lui aussi présenté la victime comme un pilote "expérimenté", qui avait notamment piloté un mirage 2.000. Le responsable de la flotte Tracker était juste au dessus de lui et a assisté à l'accident, a aussi précisé le ministre
 

L’avion


L'appareil qui a chuté est un Tracker de la Sécurité civile. Cet avion est le plus petit des bombardiers d'eau qui interviennent avec les Canadair et les Dash. Sa capacité de largage est de 3.600 litres.

Les Trackers auraient normalement dû être retirés du service en 2008, mais ont été finalement conservés, une décision qui fait aujourd'hui polémique. Sur place, Christophe Castaner a néanmoins assuré que chaque Tracker fait l'objet d'une vigilance particulière, et que la sécurité des pilotes est garantie.
 

Les hommages


"Ce soir un pilote de bombardier d'eau a trouvé la mort en luttant contre les flammes. Il a donné sa vie pour sauver celle des autres", a salué Emmanuel Macron sur Twitter vendredi soir. Le Premier ministre Edouard Philippe a lui aussi rendu hommage à la victime, exprimant son soutien aux pilotes de la sécurité civile et à tous ceux qui luttent contre les flammes.
 

 


Des hommages ont aussi été rendus dans certaines casernes, comme à Aix-Chevalière où une minute de silence a été respectée samedi matin. A Nîmes, des fleurs ont été déposées devant la base aérienne.
 

 

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