Gard : une centaine de communes soumises à des restrictions d’eau en raison de la sécheresse

Gard - les pompages sont contrôlés par la DDTM - 28 août 2019 / © FTV
Gard - les pompages sont contrôlés par la DDTM - 28 août 2019 / © FTV

La quasi-totalité du département du Gard est soumis à des restrictions d’eau. En cause, les fortes températures qui sévissent et conduisent à une importante sécheresse. Depuis le 21 août, les prélèvements d'eau sont interdit sur les bassins de la Cèze et du Vidourle.

Par Camille Nowak

En raison des fortes températures recensées ces derniers mois, le Gard se retrouve actuellement dans une situation d’extrême sécheresse.

Au total 97 communes du département sont concernées par des mesures de restrictions d’eau mises en place par la préfecture.
 
 

Personne ne peut arroser, aucune utilisation de l’eau agricole n’est possible pour préserver les usages prioritaires : eau potable, sécurité civile, salubrité et santé, explique Vincent Coutray, chef du service Eau et Risques DDTM Gard.  


La zone a été classée en état de crise hydrologique par un arrêté en date du 21 août, ce qui correspond au seuil le plus élevé en matière d’alerte sécheresse. Conséquence : les bassins de Vidourle et de Cèze ont été placés en "crise", il est désormais impossible d'effectuer tout prélèvement. 
 

Les différents seuils de sécheresse :

  • Seuil de vigilance. Le préfet se base sur le débit des cours d’eau pour déclencher le seuil de vigilance. Il incite les particuliers et les professionnels à réaliser des économies d’eau.
 
  • Niveau 1 : Seuil d’alerte. Le préfet décide de premières mesures de limitation de l’usage de l’eau.
 
  • Niveau 2 : Seuil d’alerte renforcée. Ce seuil doit permettre une limitation progressive des prélèvements en eau et le renforcement des mesures de limitation ou de suspension des usages si nécessaires, afin de ne pas atteindre le niveau de crise renforcée.
 
  • Niveau 3 : Seuil de crise. Seuil déclenché en cas de mise en péril de l’alimentation en eau potable, la santé, la salubrité publique, la sécurité civile et la survie des espèces présentes dans le milieu.

Depuis juillet dernier, la Direction départementale des territoires de la mer effectue des contrôles des points de prélèvements d’eau pour vérifier le bon respect des restrictions.

Dans le cas du non-respect d’un arrêté sècheresse, ça peut aller jusqu’à 1500€ d’amende, ajoute Vincent Coutray.


Agriculteurs, particuliers mais aussi collectivités : tous sont concernés par ces mesures drastiques. Et cela ne devrait pas s’améliorer dans les jours qui viennent, les services météo ne prévoient pas de pluie dans les 15 prochains jours, ce qui devrait accentuer les déficits en eau. 
 

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