Policier tué à Avignon : le tireur présumé et son complice interpellés au péage de Remoulins dans le Gard

Trois hommes ont été interpellés et placés en garde à vue, dimanche 9 mai, dans le Gard dans l'enquête sur l’homicide du policier, Eric Masson, à Avignon (Vaucluse). L'un des individus est soupçonné d'être le tireur. La soeur de l'un d'entre-eux a aussi été arrêtée ce lundi matin.

Trois individus ont été interpellés au péage de Remoulins situé dans le Gard, dimanche 9 mai dans la soirée.
Trois individus ont été interpellés au péage de Remoulins situé dans le Gard, dimanche 9 mai dans la soirée. © Pauline Pidoux - FTV

Dimanche 9 mai, soit quatre jours après l'homicide du policier d'Avignon (Vaucluse), Eric Masson, trois hommes ont été interpellés vers 22h30 au péage de Remoulins dans le Gard. Le tireur présumé pourrait être l'un d'eux, accompagné de son complice, selon une source proche de l'enquête. L'un et l'autre ont une vingtaine d'années et sont déjà connus des services de police pour des affaires de stupéfiants.

Fuite vers l'Espagne

Selon plusieurs renseignements recueillis par la police au cours des deux derniers jours, les individus souhaitaient quitter la France pour l'Espagne. Les Brigades de recherche et d’intervention de Montpellier et Marseille ont décidé d'interpeller l'utilitaire, dans lequel se trouvaient les suspects sur l'autoroute A9 en direction de Nîmes (Gard) à 20 kilomètres d'Avignon. 

"Il n'y a pas eu d'échange de coups de feu", raconte Bruno Bartocetti, secrétaire national chargé de la zone Sud du syndicat Unité SGP Police. "Les individus ont été neutralisés par les fonctionnaires de la BRI avec beaucoup de professionnalisme. Ils ont été interpellés dans leur progression. Lorsque l'on arrive à un péage, c'est le moment où l'on ralenti". Le péage de Remoulin était l'endroit idéal pour cette opération. "C'était d'autant plus important qu'ils soient stoppés dans leur progression qu'ils se dirigeaient vers l'Espagne" insiste le syndicaliste SGP Police.

Pas d'armes mais 3000 euros en liquide

Une arrestation dont s'est félicité, dès dimanche soir, le ministre de l'intérieur Gérald Darmanin dans un tweet : "Je félicite la police nationale pour l’interpellation de deux suspects, quatre jours après cet assassinat ignoble. Ce crime ne doit en aucun cas rester impuni."

Selon le journal Le Monde, aucune "arme n'a été retrouvée à bord de leur véhicule" mais "de l'argent liquide" a été découvert. Près de 3000 euros selon les sources de France Télévisions. 

Cachés dans une cave d'un quartier d'Avignon

Toujours selon nos informations, au total quatre personnes sont ce lundi 10 mai en garde à vue à Avignon (Vaucluse). Les trois individus interpellés dimanche soir mais aussi la soeur de l'un d'eux. Le parquet d'Avignon n'a pas souhaité faire de commentaires à ce stade.

Selon les premiers éléments de l'enquête, les suspects s'étaient cachés dans une cave du quartier de la place Coupo Santo. La justice cherche à déterminer le rôle de la sœur dans cette affaire de cavale. 

"C'est un très grand soulagement pour nous, pour la famille et les amis de notre collègue, réagit Bruno Bartocetti. Nous avions la certitude que la police judiciaire allait les interpeller. Il y a eu beaucoup de travail entrepris dans cette enquête". Du bornage téléphonique, mais aussi la récolte de nombreux renseignements ont permis de faire avancer l'enquête. "N'oublions pas que nous avons gardé durant 48 heures une personne qui s'apprêtait à acheter des stupéfiants auprès de ces auteurs, rappelle le policier. Une fois identifiés et localisés, il suffisait d'être au bon endroit et au bon moment pour que leur interpellation se passe dans de bonnes conditions."

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