Soirée à l'école de police de Nîmes : "les élèves concernés seront exclus" affirme Gérald Darmanin

Le ministre de l'Intérieur a annoncé que les élèves qui ont organisé une soirée à l'école de police de Nîmes en plein confinement seraient exclus.
Nîmes - l'Ecole Nationale de Police - archives
Nîmes - l'Ecole Nationale de Police - archives © maxppp Nicolas Parent
"On ne peut pas être policier et se moquer des règles qu’on impose aux autres".

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin qui  avait  dénoncé dimanche l'organisation en plein couvre-feu d'une "soirée clandestine" mercredi à l'école de police de Nîmes, a annoncé ce matin que ceux qui ont participé et organisé cette soirée seraient  exclus .
"Des élèves de l'école de police de Nîmes auraient organisé une soirée clandestine en plein confinement. Totalement inacceptable.", avait alors tweeté le ministre.
"Si ce fait est avéré, les élèves responsables ne seront pas dignes de porter l'uniforme et seront exclus", a-t-il ajouté. Une enquête administrative a été ouverte par l'école dès le lendemain des faits, selon une source policière, ajoutant qu'une "cinquantaine d'élèves" gardiens de la paix auraient participé à la soirée. Sur des vidéos mises en ligne sur le compte Twitter d'un journaliste de BFMTV, qui a révélé l'affaire dimanche, on voit des élèves réunis sur un parking, avec de la musique en fond sonore.
Ces vidéos ont été tournées vers 21H00 alors qu'une brigade canine était venue chercher ses chiens au chenil situé dans l'enceinte de l'école au moment de sa prise de service. Elle a découvert la soirée en entendant de la musique, a expliqué la source policière.

Attention aux amalgames

Joint au téléphone, Franck Groult, délégué du syndicat de police Alliance dans le Gard ajoute : « Nous trouvons l’organisation de cette soirée totalement anormale mais il ne faut pas faire d’amalgame entre ceux qui ont organisé cette soirée et ceux qui étaient là au mauvais endroit au mauvais moment ».
Le site de l’école de police de Nîmes s’étend en effet sur 44 hectares. Des élèves se sont arrêtés en revenant de leur séance de jogging pour voir ce qu’il se passait.

« Ceux qui ont organisé sciemment cette soirée pour braver l’interdit doivent être sanctionnés »,

Franck Groult, syndicat Alliance police Gard

ajoute le syndicaliste.
Le ministre de l’Intérieur a d’ailleurs demandé une enquête administrative dont les résultats doivent être rendus aujourd’hui.


J’attends le rapport du directeur national de la police nationale pour savoir quels seront les élves concernés, et ils seront exclus », a précisé ce matin Garald Darmanin, à nos confrères de BFM TV.

On ne peut pas être policier et se moquer des règles qu’on impose aux autres. Pour être respecté il faut être respectable. Sur la bases évidemment de preuves, j’exclurai ces élèves de l’uniforme de la police nationale

Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur


« Ils ont un devoir d’exemplarité. Les sanctions devront être à la hauteur pour sanctionner les comportements déviants des policiers », ajoute Franck Groult. On ne peut pas demander d’appliquer la loi si on ne l’applique pas soi-même et si on a pas intégré les valeurs de la république ».

Enquête judiciaire

Si la faute, considérée comme une faute grave est avérée, les élèves policiers ne seront pas titularisés.
A l’enquête administrative pourrait s’ajouter une enquête judiciaire. En effet, si les propos tenus à l’encontre des maîtres-chiens qui ont découvert la soirée, s’avéraient insultants ou menaçants, ils sont passibles de poursuites judiciaires.
 
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