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Allo, les pompiers du Gers ? Vite, il y a un chameau qui se noie !

Patchouk, sauvée des eaux par les pompiers de Fleurance / © Pompiers de Fleurance
Patchouk, sauvée des eaux par les pompiers de Fleurance / © Pompiers de Fleurance

Les pompiers de Fleurance (Gers) sont intervenus mercredi matin pour sauver la chamelle "Patchouk" de la noyade. L'animal, échappé d'un cirque, était tombé dans un trou d'eau. Il a été remis à son propriétaire et va bien, merci.

Par Vincent Albinet

Les pompiers de Fleurance savent faire la différence entre un dromadaire (une bosse) et un chameau (deux bosses).

C'est bien à un quadrupède à deux bosses, échappé de la ménagerie du cirque Landri de passage dans la localité gersoise, qu'ils ont sauvé la vie ce mercredi matin.

Un sauvetage "à la pelle mécanique"

L'intrépide Patchouk, une valeureuse chamelle de Mongolie, âgée de 10 ans, s'était imprudemment libérée de son attache pour aller batifoler dans les branchages le long du ruisseau. Mais elle avait chuté dans un trou d'eau de 2 mètres de profondeur.

Branle-bas de combat chez les soldats du feu de Fleurance. Aussitôt prévenus, ils se rendent sur place. La situation est critique. Patchouk, couchée sur le flanc, risque l'asphyxie. Mais rien ne sert de trop blatérer, mieux vaut une rapide analyse technique de la situation. Pour éviter de blesser l'animal en bien fâcheuse posture, les services d'urgence abandonnent l'idée de le sangler pour le soulever vers la berge. Ils optent plutôt pour la pelle mécanique de la ville, avec laquelle ils creusent une rampe. Ni une, ni deux, Patchouk profite alors, hop là, de cette pente pour soulever majestueusement ses 400 kilos et rejoindre ainsi la terre ferme, avant d'être remise à son propriétaire, la ménagerie du petit cirque à l'ancienne en tournée sur les routes du Gers.

Veaux, vaches, cochons, serpents, chiens, biches, chevreuils, sangliers, et désormais...chameau.

De mémoire de pompier du Gers, c'est la première fois qu'une chamelle est ainsi secourue.

Dans ce département rural, les soldats du feu sont toutefois habitués à un bestiaire plus classique, selon deux niveaux d'intervention.

Il y a les chevaux, veaux, vaches, cochons piégés dans des cours d'eau ou enlisés dans la vase. Il y a aussi les chiens errants blessés. C'est le niveau 1, traité par des "équipes animalières dispatchées sur le département" et équipées d'un matériel de base tel que "des cages spéciales et des cannes d'assault ". Ces équipes animalières sont constituées d'environ 50 pompiers dans le Gers.

Plus délicat, le niveau 2 correspond à des interventions pour capturer de grosses couleuvres ou d'autres serpents échappés de quelque vivarium ou  encore pour récupérer des chevreuils, biches ou sangliers, tombés dans des piscines ou prisonniers de grillages. "Ils deviennent fous et cassent tout", explique un secouriste. Il faut donc faire appel à l'un des "5 ou 6 pompiers vétérinaires répartis sur tout notre territoire". Les équipes du dispositif d'intervention de deuxième niveau disposent alors d'un matériel plus conséquent comme des filets ou des fusils hypodermiques. 

La chamelle de Mongolie sauvée des eaux grâce au concours de la pelle mécanique de la ville de Fleurance n'entre pas dans cette classification. Mais une telle intervention vaut bien le niveau 3, niveau maximum, sur l'échelle de Patchouk.
 

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