Le 1er mai était surtout celui des Gilets Jaunes dans les rues de Toulouse

Toulouse reste le point d'orgue de la mobilisation. / © J.Meurin/France 3 Occitanie
Toulouse reste le point d'orgue de la mobilisation. / © J.Meurin/France 3 Occitanie

Pour la fête des travailleurs, les syndicats se retrouvent traditionnellement dans les rues de la ville. Cette année ils étaient avec les gilets jaunes qui ont mené le défilé.

Par Juliette Meurin

Ils se sont rassemblés place Esquirol dès 10 heures du matin. Gilets Jaunes, syndicats, partis politiques, militants écologistes. Ils étaient plusieurs milliers ce mercredi 1er mai dans les rues de Toulouse.
Difficile de dire combien. 5000 selon la police, 20 000 selon la CGT.
 

Les gilets jaunes ont pris la tête du cortège et les syndicats CGT en tête ont suivi. Une ambiance « bon enfant » pendant plusieurs heures entre Esquirol et Arnaud Bernard. Malgré quelques huées adressées à la police qui se faisait pourtant discrète.
Un important dispositif était en place mais les forces de l’ordre sont restées en retrait dans les petites rues le long du parcours.

Un peu avant 13 heures les syndicats qui avaient déclaré leur manifestation en préfecture ont rangé les banderoles à Arnaud Bernard là où s’arrêtait le tracé « officiel » déclaré.

Sur le long du parcours, des manifestants ont retiré quasi systématiquement toutes les affiches publicitaires des panneaux Decaux.

Les gilets jaunes ont continué jusqu’ à la place St Cyprien.
C’est là que se trouvaient les forces de l’ordre, empêchant les manifestants d’aller plus loin.
 

Accès au pont neuf bloqué. Cordon de police également au pont St Pierre. Quelques tirs de gaz lacrymogène ont eu lieu à ce moment là.
Les gilets jaunes ont tenté de rejoindre le centre ville par d’autres accès mais le pont des Catalans et le pont St Michel étaient également interdits d’accès.
Pendant quelques heures les manifestants sont ainsi restés bloqués sur la rive gauche de Toulouse.
 

En milieu d’après midi, plusieurs groupes ont fini par réussir à rejoindre l’autre rive. Les policiers ont du faire usage de gaz lacrymogène en différents endroits de la ville pour les disperser.

Selon un bilan de la préfecture de Haute-Garonne, 26 personnes ont été interpellées en centre-ville, notamment pour jets de projectiles ou port d’arme. 

La gendarmerie a procédé à plus de 1040 contrôles préventifs (500 véhicules et 540 personnes) en Haute-Garonne, en amont de la manifestation.
 

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