20 ans après son instauration, le Pacs a plus de succès que le mariage à Toulouse

Une manifestation pro-Pacs à Paris, en 1998. / © Michel Gangne / Archives AFP
Une manifestation pro-Pacs à Paris, en 1998. / © Michel Gangne / Archives AFP

Le PACS va avoir 20 ans en novembre. Zoom sur cette union civile qui connaît un franc succès en Occitanie et particulièrement à Toulouse.

Par Pauline Thurier

Le 15 novembre 1999, après plus d'un an de débats houleux, la loi autorisant le Pacte civile de solidarité (PACS) est promulguée. 20 ans plus tard, cette alternative civile au mariage unit de nombreux couples chaque année. Dans la région, et particulièrement à Toulouse, les Pacs prospèrent.

Avec environ 200 000 personnes pacsées, la région Occitanie est la troisième de France pour les Pacs, après la Bretagne et les Pays de la Loire. Cela représente 7,4% des couples, dont la plupart sont âgés d'une trentaine d'années.

Plus de 46 000 Pacs à Toulouse en 20 ans

La Haute-Garonne est le département d’Occitanie où l’on se pacse le plus. Et pour cause, Toulouse est la quatrième ville de France qui compte le plus de Pacs. Le nombre d'unions civiles a même dépassé celui des mariages en 2018. Toulouse a célébré 1382 mariages l'année dernière pour 2332 Pacs. Depuis 1999, la ville rose a enregistré plus de 46 000 Pacs. Cela représente 11% de la population de la ville. 

Mais avant que le Pacs ne connaisse ce succès populaire, il a été fortement décrié par l'opposition du gouvernement de Lionel Jospin qui tentait de faire passer cette loi progressiste. Christine Boutin en tête de file, aux côtés notamment de Patrick Devedjian et Dominique de Villepin... Ils ont été nombreux à prendre la parole pour manifester leur désaccord.

Des manifestations étaient également organisées par des citoyens pour signifier leur désapprobation. Les opposants craignaient que ce pacte désacralise le mariage, qu'il devienne une alternative arrangeante fiscalement mais moins contraignante s'il fallait le défaire.

D'autre part, c'était la première loi française permettant la reconnaissance légale des couples homosexuels. Les revendications essentiellement homophobes des manifestants n'ont presque pas pris une ride et font écho avec celles entendues en 2013 contre le mariage pour tous et le mois dernier contre la PMA pour toutes les femmes.

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