Près de Toulouse, le refuge des tortues ouvre ses portes au public pour sensibiliser à l’abandon

À Bessières, près de Toulouse, un refuge accueille les tortues saisies par les douanes ou abandonnées. Pour sensibiliser le public à la sauvegarde de cette espèce menacée, la structure est désormais ouverte au public et propose des visites guidées.

C’est l'œuvre d’un passionné de tortues depuis toujours. À Bessières, près de Toulouse, Jérôme Maran a créé un refuge pour les tortures. Sur plus d’1,5 hectare, une soixantaine d’espèces cohabitent sur des petits enclos où sont installées des petites maisonnettes, spécialement adaptées. 

Un refuge désormais ouvert au public

“Sous la carapace, ici, il y a la colonne vertébrale de la tortue. Et sous la colonne vertébrale, il y a tous les organes : le cœur, les intestins, les poumons” explique Sébastien Le Meaux, l’un des guides bénévoles du refuge, une tortue Greta dans les bras. “Des fois quand, la carapace est endommagée, ça peut avoir des incidences sur la santé de la tortue.”

Face à lui, enfants et grands-parents sont venus parfaire leur connaissance de ces mystérieux reptiles. “Les tortures aiment s’enterrer dans la terre quand il fait trop chaud”, raconte Eliott. Le garçon de 8 ans est venu avec sa famille et il a bien retenu les explications du guide. “Elles mangent des endives, des carottes, des légumes et des fruits.” Ici, ils leur donnent aussi des graines mais pas la nuit pour ne pas faire venir les prédateurs”, ajoute sa jeune soeur Margaux. 

Le refuge n’est ouvert au public que depuis 2019, mais les visites de ces deux dernières années ont été perturbées par la crise sanitaire. Depuis avril 2022, la structure peut enfin accueillir sereinement ses visiteurs. Les visiteurs peuvent déambuler librement dans le parc, seul la zone de quarantaine n’est accessible qu’accompagné d’un guide. C’est dans cette partie que l’on trouve les spécimens les plus dangereux comme la tortue alligator, ou la serpentine, toutes deux originaires d’Amérique. C’est aussi en quarantaine que vivent les spécimens trop jeunes pour pouvoir déterminer leur sexe, et ceux qui n’ont pas encore été vus par un vétérinaire depuis leur arrivée.  

1600 tortues hébergées

Actuellement, le refuge accueille environ 1600 pensionnaires. Des tortues terrestres et aquatiques, menacées de disparition. 

Une partie des tortues a été confiée au refuge après des saisies de douanes lors de contrôles aux frontières, ou par la police dans des élevages illégaux. Mais la plupart d’entre elles sont arrivées ici après avoir été abandonnées par leur propriétaire. Le refuge en reçoit ainsi plus de 500 chaque année. “Il y a tellement d’animaux, ce sont des milliers et des milliers de tortues vendues chaque année dans le monde” se désole Jérôme Maran, le créateur du refuge. “Mais quand les gens les achètent, ils les achètent alors qu’elles sont de petites tailles et sont souvent mal informées quant au devenir de ces animaux. Il faut savoir que petites, elles font 5 ou 10 grammes alors qu’adulte, certaines peuvent dépasser la centaine de kg. Au bout d’un moment, les gens n’ont plus les installations nécessaires ni les moyens de garder ces animaux.” 

Avec autant d’abandons chaque année, difficile pour la petite association responsable du refuge de répondre à la demande. Les recettes de tickets d’entrée serviront à financer l’extension et l’entretien du parc.

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