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Les accompagnants des élèves handicapés en colère

AVS et AESH. Plusieurs sigles pour un seul métier. Ils manifestaient ce jeudi pour demander une pérennisation de leurs postes et de meilleurs statuts. / © Jean-Pierre Duntze, France 3 Midi-Pyrénées
AVS et AESH. Plusieurs sigles pour un seul métier. Ils manifestaient ce jeudi pour demander une pérennisation de leurs postes et de meilleurs statuts. / © Jean-Pierre Duntze, France 3 Midi-Pyrénées

Ce mercredi, le collectif "AVS en Colère 31" appelait à la manifestation. Les accompagnants d'élèves handicapés demandent une revalorisation de leur statut, une meilleure reconnaissance de leur fonction. A la rentrée 2016, quatre cents AVS n'avaient pas reçu leur affectation. 

Par Delphine Gerard

AVS, AESH, derrière ce sigle se cache un même métier.
Celui d'accompagner les enfants handicapés dans leur classe, et de leur permettre plus d'autonomie. Mais depuis plusieurs années, les personnels revendiquent plus de reconnaissance, un statut moins précaire et plus de postes. C'est de là qu'est né le collectif AVS 31 en colère, qui manifestait une nouvelle fois ce mercredi devant le rectorat.


600 élèves sans accompagnement à la rentrée

Aujourd'hui, selon le collectif "AVS 31 en colère" ils sont 1500 AESH (Accompagnants des élèves en situation de handicap) en Haute-Garonne, pour aider trois mille élèves.  82% des élèves sont accompagnés à la rentrée. Pourtant, 600 élèves n'avaient, à la rentrée pas d'AESH. Depuis, la situation s'est améliorée, pour certains élèves, mais pas pour tous. La situation est telle que certains parents sont obligés de faire eux-même l'école à domicile.
Dans le même temps, près de quatre cents AVS n'avaient, à la rentrée par reçu leur affectation en Haute-Garonne. 

Précarité et mi-temps imposés

Le statut d'AVS et d'AESH est très particulier, et complexe car sous un même métier, on compte une multitude de statuts. L'auxiliaire de vie scolaire commence avec des contrats unique d'insertion, des contrats de droit privé, de 6 mois, renouvellables pendant deux ans. Certains réussissent ensuite à obtenir le statut d'Accompagnant d'élèves en situation de handicap (AESH) mais reste encore en CDD six ans, avant de pouvoir postuler au CDI.
Côté salaire, l'AVS ne peut travailler que 20 heures par semaine, payé 670 euros . Au maximum, l'AESH titulaire touche 724 euros , pour un temps de travail annualisé qui revient à environ 24h par semaine.
AVS, AESH...Différents sigles cachent un même métier. / © France 3 Midi-Pyrénées
AVS, AESH...Différents sigles cachent un même métier. / © France 3 Midi-Pyrénées
Ces différences de statut créent, selon Joachin Gonzalès, représentant SNUipp-FSU, un "turn-over" important des effectifs, alors que la pérennisation de ces personnels serait gagnante pour les  enfants, les parents, les enseignants et les accompagnants. Actuellement l'accompagnement d'un enfant peut être interrompu ou modifié en cours d'année en cas de fin de contrat ou de non-renouvellement.
90% d'accompagnants sont des femmes.

Le 19 mai dernier, François Hollande annonce des mesures en faveur des accompagnants

Le 19 mai dernier, à l'occasion de la 2ème de la Conférence Nationale du Handicap, François Hollande a annoncé la transformation des Contrats Uniques d’Insertion (CUI) en contrat d’Accompagnant des Élèves en Situation de Handicap (AESH) qui au terme de 6 années de CDD auront la possibilité d’être CDIsé. 
56 000 contrats aidés (CUI) seront transformés en 32 000 contrats d’AESH sur 5 ans dont 6 000 dès la rentrée scolaire de septembre 2016.
" A terme, ce seront 50.000 professionnels (en équivalents temps-plein) qui seront disponibles, avec une plus grande continuité d'intervention auprès des élèves, et de véritables perspectives pour leur formation", avait annoncé le Président de la République.

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