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Ceta : les députés de Haute-Garonne peu concernés par les inquiétudes des agriculteurs

Seul le Sénateur un attaché parlementaire ont fait le déplacement / © Julie VALIN/FTV
Seul le Sénateur un attaché parlementaire ont fait le déplacement / © Julie VALIN/FTV

La FDSEA de Haute-Garonne avait convié, ce lundi 29 juillet, les 10 députés du département à une discussion avec les agriculteurs autour du Ceta. Aucun d'entre eux n'a fait le déplacement, alors que le sujet suscite de vives inquiétudes parmi les éleveurs et les céréaliers. 

Par Adélaïde Tenaglia

Sur les 10 députés que compte la Haute-Garonne, aucun n'a répondu présent. La FDSEA (Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles) du département les avait conviés ce lundi matin à Labège, près de Toulouse, pour une discussion avec les agriculteurs autour du Ceta, récemment voté à l'Assemblée Nationale.

Un seul sénateur présent

Sur ces 10 députés, 7 ont voté en faveur de cet accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada. Un accord qui suscite des inquiétudes chez les agriculteurs. Ils craignent que la concurrence des produits canadiens pousse à la baisse des prix, et que des produits de moindre qualité (car les normes sanitaires et environnementales ne sont pas les mêmes outre-atlantique) soient mis en vente sur le marché européen. 

Le projet de loi de ratification du Ceta doit être examiné en octobre 2019 au Sénat. Le sénateur UDI Pierre Médevielle, lui, a justement fait le déplacement à Labège ce matin. Il a tenté de rassurer les agriculteurs.

Les Canadiens se sont engagés à se mettre au normes techniques, sanitaires et envrionnementales européennes, a-t-il assuré, tout en concédant qu'il faudra "rester vigilants" et surveiller le respect de ces normes. 

Le Mercosur plus préoccupant

Le sénateur n'a pour autant pas dévoilé quel serait son vote. Il a également évoqué le Mercosur, accord similaire au Ceta, mais avec les pays d'Amérique Latine, qui vient d'être signé. Selon lui, ce dernier serait plus préoccupant car présentant moins de garanties que le Ceta. 

Les agriculteurs en ont profité pour évoquer d'autres sujets de préoccupation comme la sécheresse et les besoins en eau, ainsi que l'urbanisation grandissante qui grignote certaines exploitations. 
 

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