Déconfinement : l'Airbus A380 star de la réouverture du musée Aeroscopia à Toulouse

Déjà considéré comme une légende de l'aéronautique, l'Airbus A 380 a été la star incontestée à l'occasion de la réouverture du musée Aeroscopia à Toulouse. / © J-P Duntze / FTV
Déjà considéré comme une légende de l'aéronautique, l'Airbus A 380 a été la star incontestée à l'occasion de la réouverture du musée Aeroscopia à Toulouse. / © J-P Duntze / FTV

Le lendemain même de l'annonce par la compagnie Air France de mettre fin, le 30 juin prochain, aux vols de l'Airbus A380, le plus gros avion du monde a été la star incontestée de la réouverture, ce jeudi 21 mai, du musée Aeroscopia à Toulouse.

Par Yann-Olivier d'Amontloir

On appelle cela "les hasards du calendrier".
En l'occurence on pourrait plutôt parler de "malheureux concours de circonstances" : le lendemain même de l'annonce par la compagnie Air France de mettre fin le 30 juin prochain aux vols de l'Airbus A380, le plus gros avion du monde a été la star incontestée de la réouverture, ce jeudi 21 mai, du musée Aeroscopia à Toulouse.

Le "géant des airs" était attendu depuis plus de 3 ans par les responsables du site : cet exemplaire avait été ouvert au public une seule journée, le samedi 14 mars dernier, juste avant la décision de mettre en oeuvre le confinement.

Dès lors les choses ont bien changé : pour pouvoir rouvrir, Aeroscopia a dû réduire sa capacité d'accueil à 450 visiteurs simultanément, contre 1500 il y a deux mois.

De plus, un sens de visite imposé, a été mis en place en même temps que toutes les mesures barrières, désormais connues et respectées par tout le monde.
Cela n'empêche pas que 95 % du musée soit ouvert à la visite, mais c'est bien le "super jumbo" qui a volé la vedette, y compris à "Concorde".

Ce n'est pas l'avion le plus long, mais c'est bien le plus haut et celui qui a la plus grande envergure au monde. Le modèle exposé est aménagé en avion d'essais en vol au niveau du pont principal, et la cabine sur le pont supérieur est en configuration commerciale

explique Guillaume Manet, le directeur du musée Aeroscopia.
La possibilité de le découvrir était très attendue par les visiteurs. Ses dimensions leur ont fait la plus forte impression :

le design, la grandeur, c'est impressionnant : on se sent tout petit quand on est à côté de lui

commente une jeune femme qui a pu monter à bord pour la première fois.
Le poste de pilotage de l'A 380 comme personne n'avait pu le voir jusque là. / © J-P Duntze / FTV
Le poste de pilotage de l'A 380 comme personne n'avait pu le voir jusque là. / © J-P Duntze / FTV

Parmi les visiteurs un certain nombre de salariés d'Aibus ou de ses sous-traitants, dont certains ont même assisté à sa fabrication :

c'est dommage qu'il disparaisse parce que c'est un bel avion. Je n'ai eu qu'une seule fois l'occasion de voler à son bord : pour moi c'est comme un petit adieu

raconte un des anciens employés du constructeur aéronautique.
L'A380 est un tel phénomène de l'Histoire de l'aviation qu'il trône déjà dans un musée alors que sa carrière n'est pas terminée.

Le géant des airs volera encore

En effet si Air France a décidé de clouer au sol ses 9 appareils à partir du 30 juin prochain, plus de 200 exemplaires volent encore et certaines compagnies aériennes internationales poursuivront son exploitation pendant encore plusieurs années.
 

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