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Deuxième test-match pour le XV de France qui s'est effondré contre la Nouvelle-Zélande à Christchurch

Le XV de France a été littéralement écrasé par la Nouvelle-Zélande 30 à zéro.

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Archives © GABRIEL BOUYS / AFP
CHRISTCHURCH (Nouvelle-Zélande) (AFP) - Le XV de France a été nettement battu par la Nouvelle-Zélande samedi à Christchurch (30-0), encaissant une deuxième défaite en deux test-matches face aux All Blacks.

Si les Français avaient fait illusion samedi dernier à l'Eden Park d'Auckland (23-13), les All Blacks ont cette fois survolé la rencontre, pour le 500ème match de leur histoire organisé dans la ville de Christchurch. Partiellement détruite par un séisme en février 2011, la ville de Christchurch n’avait pu accueillir les matches du Mondial. La ville porte encore les marques de la catastrophe et la venue des stars All Blacks donne de l'élan à une population durement touchée.

Sous une pluie fine, les Bleus ont pris l'eau, notamment en touche, sous les ballons hauts, dans l'animation offensive ou en commettant de nombreuses fautes de main. Surtout, ils ont été de nouveau incapables de concrétiser leurs temps forts.

Le plus frappant fut ainsi cette interminable séquence de picks and go sur la ligne des 5 m néo-zélandaise en début de seconde période (43-48), stérile et conclue par une tentative de drop de Frédéric Michalak bloquée par les bras de Sam Cane. Sur la contre-attaque menée à 100 à l'heure, les All Blacks inscrivaient leur deuxième essai du match par Ben Smith.

Parfois brouillons lors du premier test à Auckland, les All Blacks ont pourtant également manqué de réalisme, ne virant en tête "que" à 10-0 à la pause, en dépit de nombreuses occasions d'essai. Ils avaient ainsi débuté en fanfare, l'ailier Julian Savea aplatissant dans l'en-but un astucieux coup de pied à suivre de Ma'a Nonu (4).

Les hommes de Steve Hansen ont comme attendu considérablement réduit leur volume de déchets dans le jeu courant, en dépit d'un ballon glissant. Grâce à un jeu au pied quasiment parfait, que ce soit dans l'occupation ou le déplacement, ils mirent aussi constamment sous pression le deuxième ou troisième rideau défensif français, la sortie de l'arrière Maxime Médard dès la mi-temps ne changeant pas grand-chose.

Les Bleus n’y ont joué qu’une fois depuis 2003


Au rayon des satisfactions, il ne restera que peu d'enseignements côté français, si ce n'est peut-être la stabilisation de la mêlée, grâce notamment au retour de Nicolas Mas à droite.

Mais la touche fut mise en telle difficulté que l'entraîneur des avants Yannick Bru ne saura se réjouir de ce regain de forme, qui s'accompagne aussi d'une bonne copie dans le jeu au sol, comme à l'Eden Park.

Chez les trois-quarts, les brèches entraperçues dans la défense néo-zélandaise la semaine passée se sont bien refermées, laissant la charnière Machenaud-Michalak démunie et obligée de balayer la largeur du terrain, sans solution.

Les Français eurent pourtant davantage la maîtrise du ballon au fûr et à mesure du match, après en avoir été quasiment sevré en seconde période. Mais face à une défense resserrée, ce fut un avantage bien vain et ils furent de nouveau pris en contre-attaque, Beauden Barrett concluant entre les poteaux une remontée de quasiment 100 m en fin de rencontre.

Et pour compléter le cauchemar, Michalak sortit sur blessure peu avant la sirène, visiblement blessé à une épaule droite déjà touchée en mars.

Les Bleus n'ont plus qu'une semaine pour trouver des réponses et sauver l'honneur de la tournée, puisqu'ils affronteront à nouveau les All Blacks samedi prochain à New Plymouth.


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