Jean-Luc Moudenc tire la sonnette d'alarme sur l'insécurité à Toulouse

Jean-Luc Moudenc a organisé, ce lundi 12 septembre, une conférence de rentrée. Le maire de la Ville Rose et président de la Métropole est revenu sur la période estivale. Il a également présenté les grands rendez-vous qui vont rythmer les quatre prochains mois de 2016.

Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de France urbaine
Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de France urbaine © MaxPPP
Entre bilan des festivités estivales, la création de 10 nouvelles écoles et de 2 nouveaux offices municipaux (un conseil pour les familles et un conseil dédié aux étrangers vivant à Toulouse), Jean-Luc Moudenc a surtout insisté sur la sécurité.

Sur le bilan de l’été, Jean-Luc Moudenc affiche un satisfecit conforme à la météo toulousaine du jour. Grand soleil et absence de nuages. Le maire de Toulouse parle de grands succès et aligne les chiffres : 66 811 entrées pour la zone de baignade de la Ramée, 381 307 visiteurs à Toulouse Plages, 16 000 spectateurs pour la Fête de la Musique, 300 000 personnes pour le feu d’artifice du 14 juillet.

Pour Jean-Luc Moudenc, l’été 2016 est une période « vivante » pour les Toulousains et les touristes. Mais elle n’a pas été une saison morte pour la mairie et les services municipaux. Il évoque 10 millions d’euros investis dans la maintenance des écoles. 82 établissements scolaires ont pu bénéficier de cette enveloppe et les travaux se déroulés en juillet et août, pendant que les toulousains étaient en vacances.

En revanche, le tableau de la rentrée est beaucoup plus noir s’agissant de la sécurité. En septembre 2014, Jean-Luc Moudenc a déjà mis l’accent sur l’insécurité. Mais, deux ans plus tard, en 2016, Jean-Luc Moudenc ne présente pas ses pistes pour lutter contre la délinquance.

Il dresse un véritable constat d’échec : « comme tous les Toulousains, je dois faire le constat que l’insécurité augmente dans notre ville et je tire la sonnette d’alarme ». Le maire de Toulouse estime qu’il a rempli sa part du contrat en déployant de nouvelles caméras de vidéos-surveillance et en augmentant le nombre de policiers municipaux. Le maire a axé sa campagne des municipales, en 2014, sur la sécurité et a formulé des engagements : vidéosurveillance, création d’une brigade d’intervention rapide…Jean-Luc Moudenc estime que ses promesses de campagnes sont tenues. Il pointe la responsabilité de l’Etat : « Je rappelle que la police municipale est en charge des incivilités,  des nuisances et des infractions, qu’elle est désormais en charge de la fourrière dont s’occupait jusqu’à présent la police nationale. Mais il n’est pas dans son rôle de lutter contre le trafic de stupéfiant qui mine certains quartiers, de lutter contre les réseaux islamistes ou mafieux. Cette lutte contre la délinquance dure appartient exclusivement à la police nationale ».

Pour Jean-Luc Moudenc, la mairie de Toulouse travaille en bonne harmonie avec la police nationale et la préfecture. Mais il interpelle le gouvernement et demande des moyens supplémentaires : « les moyens sont insuffisants. Selon mes informations, Toulouse comptait 1458 policiers au 30 décembre 2015. Au 30 juin 2016, ils ne sont plus que 1422. 36 fonctionnaires de police en moins. Cela correspond probablement à des départs à la retraite non compensés. En comparaison Bordeaux compte 200 000 habitants de moins et 300 policiers de plus. Il faut que la police nationale soit renforcée à Toulouse ».

En septembre 2014, Jean-Luc Moudenc faisait le même constat. A l’époque, il a rencontré le ministre de l’Interieur, Bernard Cazeneuve, pour demander de nouveaux effectifs. Visiblement il n’a pas été entendu. Le sera-t-il davantage en 2016 ? On peut (fortement) en douter.
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