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L'année 2015 vue par... Rémy, photographe pour l'Agence France Presse

[Série de fin d'année 5/7] Toute cette semaine nous avons interrogé des Midi-Pyrénéens pour savoir ce qu'ils retenaient de l'année 2015. Aujourd'hui, Rémy Gabalda, photographe. 

Par Anissa Harraou

Rémy Gabalda est photographe à l'Agence France Presse. Toute l'année, il est au coeur de l'actualité Toulousaine et nationale puisqu'il est chargé de la photographier. Rémy nous explique comment les événements d'actualité impactent son travail quotidien.

Quand on lui demande si un événement d'actualité l'a particulièrement marqué cette la réponse va de soi :

"On ne peut pas passer à côté des attentats de Charlie Hebdo en janvier 2015, ni de ceux de Paris le 13 novembre dernier. Les événements tragiques qui arrivent sont dûs à des problèmes géopolitiques, et ils changent le monde qui nous entoure. Moi, je suis justement chargé de photographier ce monde en mutation.

Il y a de la sécurité partout, beaucoup de sécurité. je comprends ces précautions, pourvu qu'elles ne nous empêchent pas de faire notre travail. La photo c'est une ouverture sur le monde. Elle témoigne d'événement heureux et d'autres malheureux, mais le tout est d'arriver à traverser les années en conservant l'idée de la photo, cette outil de témoignage."


Quand on lui demande comment ces événements ont impacté son travail de photographe :

"Cela devient de plus en plus difficile de faire notre travail. Des que je lève mon appareil photo c'est perçu comme une agression. Les gens ont peur d'être pris en photo.

En ce moment, avec l'état d'urgence, je suis sans cesse contrôlé. Mais c'était aussi le cas avant. Avec mon gros sac rempli d'objectifs et de matériel de photographie, c'est forcément suspect.  

Il y des militaires partout, mais non seulement je suis soumis à des fouilles en permanence mais en plus l'on ne m'autorise pas à prendre des photos. Beaucoup de personnes et même des policiers ou des militaires ne sont pas au courant de la loi. Ils pensent que je n'ai pas le droit de prendre des photos alors que c'est mon travail et qu'aucune loi ne me l'interdit. "


Quand on lui demande quel élément d'actualité il a de plus en plus de mal à photographier ? 

"La loi nous interdit de prendre des photos d'enfants, c'est très problématique. Les enfants c'est la moitié de la population. Par exemple, la rentrée scolaire est un moment qui marque l'année des enfants et aussi des parents. Et tous les ans, à chaque rentrée scolaire, les photographes journalistes se retrouvent face à cette problématique : faire en sorte de toujours photographier les enfants de dos... c'est insupportable. "


 

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