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Pauvreté : “Soit je cherche du boulot, soit je remplis le frigo”

Les Restos du Coeur à Blagnac / © MaxPPP
Les Restos du Coeur à Blagnac / © MaxPPP

Emmanuel Macron a annoncé sa "stratégie nationale" de lutte contre la pauvreté ce jeudi 13 septembre. Voici quelques mesures annoncées aujourd'hui et des témoignages recueillis à Toulouse et Montauban. 

Par MV avec AFP

Mesures de prévention de la précarité en faveur des plus jeunes, instauration d'un "revenu universel d'activité", renforcement des dispositifs d'accompagnement au retour à l'emploi… Emmanuel Macron a annoncé les grandes lignes de son plan de lutte contre la pauvreté ce jeudi 13 septembre.

Voici les principales mesures de ce plan évalué à 8,5 milliards d’euros :
 

Création d'un revenu universel d'activité


Emmanuel Macron a annoncé une loi en 2020 pour créer un "revenu universel d'activité" qui fusionnera "le plus grand nombre possible de prestations", du RSA aux aides au logement, et dont "l'État sera entièrement responsable".
 

Poursuite de la revalorisation de la prime d'activité 


Cette aide aux travailleurs à revenus modestes, versée par l'Etat, engagée en 2018 sera poursuivie en 2019 et jusqu'en 2022. Cette augmentation ciblée, qui bénéficiera à 3,2 millions de ménages, selon le gouvernement, permettra de l'augmenter jusqu'à 80 euros par mois au niveau du SMIC.
 

Prévention de la pauvreté dès l'enfance

  • Des places en crèche réservées pour les enfants en difficulté : pour "empêcher qu'un enfant pauvre aujourd'hui devienne un adulte pauvre demain", 1,24 milliard d'euros sera consacré à des mesures visant notamment à augmenter le nombre d'enfants pauvres accueillis en crèche ou chez une assistante maternelle. Des bonus financiers seront proposés aux collectivités, afin que 90.000 places en crèches soient réservées à des enfants en difficulté.
  • S'attaquer à la "privation matérielle" des enfants pauvres : l'État aidera financièrement les écoles à proposer des petits déjeuners. Il aidera également les écoles des quartiers prioritaires et des petites villes à mettre en place des tarifs sociaux à la cantine, avec des repas à un euro pour les barèmes les plus bas.
  • Garantie d’une formation à tous les jeunes : les jeunes "décrocheurs" du système scolaire (évalués à 20.000 par an par le gouvernement) âgés de 16 à 18 ans se verront systématiquement proposer, à partir de 2020, une formation ou un apprentissage.
Le président a dévoilé un plan en 21 mesures pour endiguer la "grande pauvreté" en France grâce à une refonte des aides sociales et des mesures pour soutenir l'enfance et l'accès à l'emploi.

L'occasion pour nous de revenir sur les prestations sociales dans notre région, celles dont il a pu dire qu'elles coûtaient un "pognon de dingue" sans pour autant ramener les gens vers l'emploi.

Pour un responsable associatif à Montauban, les prestations sociales ne sont pas assez importantes, car chercher du travail coûte cher et obligent les bénéficiaires à choisir : "soit je cherche du boulot, soit je remplis le frigo".

Retrouvez ci-dessous le reportage de Christine Ravier et Nathalie Fournis :
 

L'émission Dimanche en Politique, diffusée dimanche 16 septembre, reviendra sur les annonces du plan pauvreté et la précarité dans notre région. 

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