Près de Toulouse, le GIGN donne l'assaut dans un appartement suspecté d'être piégé, le fuyard retrouvé

L'alerte a été donnée par des voisins dans l'après-midi du 16 juillet. Les hommes du GIGN ont fait le siège d'un appartement potentiellement piégé par son propriétaire. L'assaut a été donné vers 22h30 mais l'homme s'était fait la belle. Les habitants d'une vingtaine de logements ont été évacués.

Alertés par les voisins, les gendarmes ont installé un périmètre de sécurité autour de l'immeuble.
Alertés par les voisins, les gendarmes ont installé un périmètre de sécurité autour de l'immeuble. © Photo France3 Occitanie Frédéric Fraisse
Il était environ 17 heures ce jeudi 16 juillet quand des voisins de la résidence du Diamant Bleu à Roques sur Garonne donnent l'alerte. Un homme de 43 ans est en train de tout casser dans son appartement. Il aurait également accumulé sur son balcon des débris de meubles sur lesquels il a versé de l'essence. Certaines sources évoquent même un semblant de dispositif explosif avec une bonbonne de gaz. 

Une vingtaine de logements évacués

Rapidement les gendarmes se rendent sur place et évacuent l'immeuble ainsi que quelques appartements d'une résidence proche, soit environ une vingtaine de logements. Un périmètre de sécurité a été mis en place et des démineurs envoyés sur les lieux. Le Peloton de Surveillance et d'Intervention a ensuite passé le relais au Groupement d'Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN).

Les hommes du GIGN ont fait le siège de l'appartement pendant plusieurs heures, sans pouvoir établir le moindre contact avec le suspect. Un homme seul, déjà connu des services de police pour des conflits de voisinage notamment. 

Plus aucun bruit ou mouvement à 22 heures

Aux alentours de 22 heures, l'homme ne répondant toujours pas et aucun mouvement n'étant détecté dans l'appartement, les gendarmes ont lancé l'assaut. L'individu de 43 ans n'était plus dans l'appartement quand les gendarmes y sont entrés. 

Opération terminée à 23 heures

L'opération s'est terminée à 23 heures après l'intervention des démineurs.

Le dispositif totalement factice était suffisamment bien fait pour que les démineurs se déplacent.

Explique le chef d’escadron Julien Delforge, commandant la compagnie de Muret,

Les voisins ont pu regagner leur logement dans la foulée. Ils ont été entendus toute la journée par les enquêteurs de la gendarmerie de Muret. Mais l'individu était toujours introuvable.

Retrouvé à Auterive en Haute-Garonne

Le fuyard a finalement été localisé chez un ami à Auterive puis entendu librement dans les locaux de la gendarmerie de Muret.

Il n'a pas été placé en garde à vue. L'homme est reparti libre.

ajoute le chef d'escadron Delforge

 

Le mobile de son geste : une expulsion locative

Devant les gendarmes, l'homme a expliqué être sous le coup d'une expulsion locative. Avec ce geste, il comptait montrer son opposition à cette décision.
 
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